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30/01/2010

Passion: Maurice Varennes, l'appel du continent africain

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PORTRAIT : A 79 ans, cet Uzétien raconte sa passion de la pêche et de la chasse


Son père était régisseur du château Bérard quand Maurice Varennes vint au monde à Uzès en 1931. Après avoir tenu le café Gambrinus, il ouvrit, en face, sur le boulevard, une boutique de chasse et de pêche. Pas étonnant donc que les passions de Maurice soient ces deux disciplines. D'ailleurs, lorsque ce dernier devint majeur, il créa, à la place de la quincaillerie Méjan, le premier grand magasin uzétien de sports, chasse, pêche et voyage qu'il anima pendant dix-huit ans avant de tenir un bureau de tabac. Il devient alors président de l'Union des commerçant et créa avec Jean-Louis Bouvard, Pierre Gleyze et Maurice Lavandet la foire aux Vins.

Maurice Varennes n'en menait pas moins ses occupations de pêcheur et de chasseur, sans penser un seul instant qu'il pourrait aller voir en Afrique ce qui se passait dans ce domaine. Or, il y a trente ans, le Crédit agricole organisa un voyage de chasse au Sénégal. Avec des amis, Maurice y participa et, à partir de ce jour, retourna en Afrique, deux ou trois fois par an. Il se fit même construire une maison à Touba Couta, dans le sud du Sénégal. Pendant un quart de siècle, il assouvit sa passion de la chasse, du petit gibier et des phacochères. Les trophées de ces derniers (il en a tué 58) ornent sa villa d'Uzès. Il est même allé une fois au Canada traquer le cerf de Virginie.

Au cours de ces cinq dernières années, devenant moins alerte, il s'est consacré à la pêche en mer ou dans les bolons sénégalais. Il utilise essentiellement la technique de la traîne avec des leurres en plastique à partir d'un bateau. Lorsqu'un poisson est pris, s'engage alors une lutte de plusieurs heures... Les prises sont essentiellement des carnassiers, des barracudas, des carangues, des carpes rouges... Il peut y avoir également un requin de 180 kg ou une raie guitare de 60 kg.
Lors d'une sortie, il y a quelques années, son tableau de pêche comprenait 19 barracudas d'un poids total de 138 kg. Il fait cadeau de ses prises à son guide qui l'accompagne en permanence et à la population qui ne mange pas le poisson grillé mais toujours en sauce. « C'est une façon de donner du goût à ces poissons de l'Atlantique qui ont une chair fade », dit-il. Il étale alors quelques photos et n'est pas peu fier, légitimement, de la médaille d'argent remporté lors d'un concours en Guinée Bissau, dans l'archipel des îles Bijagos, pour un barracuda de 23,5 kg.

« Maintenant, dit Maurice Varennes, étant donné mon âge, j'ai pris un peu de recul. J'ai vendu ma maison car, à partir de Dakar, il y a quatre heures de piste pour rejoindre Touba Couta. Mais je continue d'aller pêcher régulièrement à côté de Dakar où je taquine désormais l'espadon.... »