14.03.2010
Musique: Nos nuits n'auront jamais été aussi belles
Le Festival des Nuits musicales qui se tiendra du 16 au 29 juillet fête son 4Oe anniversaire. Eric Desnoues, son conseiller et directeur artistique depuis 1994 vient de mettre la dernière main au programme 2010.
Une programmation à la hauteur de cet anniversaire a été spécialement composée pour ravir les plus fervents mélomanes. Des chefs-d’œuvre de la musique baroque (Vêpres de Monteverdi, Stabat Mater de Pergolèse, Odes pour la Reine Mary de Purcell…), interprétés par des artistes de haut vol (Paul McCreesh, Max Emanuel Cencic, La Fenice, Camille Poul, Damien Guillon, Ramin Bahrami…) à des contrées musicales plus “jazzy”, avec des stars internationales (Yaron Hermann, Angelo Debarre, William Sheller), cette édition reflète tout le chemin parcouru depuis quarante années de plaisirs musicaux.
Cette année encore, les Nuits Musicales offrent au public le privilège d’être au plus près des artistes dans des lieux sublimes, gage d’émotions et de ravissement.
Les origines de cette manifestation sont un peu oubliées et l’on associe volontiers à juste titre, le nom de Pierre Merle-Portalès, un Uzétien chef d’orchestre et professeur dans la région parisienne, qui possédait des relations et connaissait bon nombre d’artistes de talent à Paris. En fait, l’idée de créer un festival remonte bien avant 1970. Pierre Pélisséro dans son livre Uzès Délices et Orgues, le révèle. Et bien entendu l’orgue de la cathédrale dont il est le titulaire depuis des décennies est au centre de l’idée première. En 1964, la célèbre organiste Marie-Claire Alain et le non moins réputé trompettiste Maurice André qui se produisaient ensemble, émirent la séduisante proposition de créer à Uzès un festival comme il en fleurissait dans bon nombre de villes. Le budget envisagé dépassait les finances d’Uzès. Quelques années, plus tard une autre possibilité se présenta toujours par l’entremise de Marie-Claire Alain, soutenue par le directeur artistique d’Erato, la maison de disques qui la produisait, Michel Garcin, qui venait de créer le festival de Sommières et qui proposait d’y rattacher Uzès.
Pierre Merle-Portalès arrivait d’autant plus à point que l’Etat menait une politique de promotion de la musique. Le comité des Orgues adhéra au nouveau projet et le conseil municipal permit aux Nuits Musicales (en souvenir de Racine) de naître.
Uzès prêta alors l’écrin historique de ses murs à de prestigieux orchestres et à des voix mondialement connues. L’érosion fragilisa la collaboration entre l’Office de Tourisme, organisateur, et Pierre Merle-Portalès. Après une paire de saisons hésitantes, Eric Desnoues relança le festival, d’abord dans le domaine baroque, puis en l’ouvrant à touts les publics. Il répondait ainsi à un propos tenu en 1984 par Pierre Pélisséro: « Attirer le public à Uzès, favoriser la vie économique tout en donnant des joies artistiques, c’est bien. Mais il y a mieux si les Uzétiens se sentaient exclus de la fête. L’idéal serait une fête de tous. »
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26.11.2009
Concerts: les Nuits musicales des fêtes de la nativité

A l'approche de Noël, les Nuits musicales d'Uzès, en collaboration avec l'Office de tourisme, reconduisent une initiative réussie en 2008, l'organisation, en cette fin d'année, de deux concerts.
Vendredi 18 décembre, à 20 h 30, à la cathédrale, le choeur d'hommes du monastère Vyssoko Petrovsky de Moscou, dirigé par Pavel Souchkov, en prélude aux manifestations culturelles 2010 consacrées à l'année de la Russie en France, interprètera des chants orthodoxes, souvent anonymes car issus de la tradition monastique. Il donnera également des koliadkys, des chants traditionnels sur le mystère de la Nativité écrits sous forme de miniatures et ancrés dans une tradition populaire séculaire. Ce choeur assure les services religieux du monastère dont il porte le nom depuis 1690. Fermé en 1917, le monastère reprend son activité liturgique en 1992 et devient une des résidences du Patriarche de Moscou et de toute la Russie, sa sainteté Alexis II.
Dimanche 20 décembre, à 17 heures, au temple, est présenté un programme de sonates pour flûte et clavecin et cantates de Bach et Hændel, avec Brigitte Desnous (mezzo-soprano), Diana Baroni (traverso) et Dirk Borner (clavecin).
Jean-Sébastien Bach, contrairement à Mozart, aimait la flûte. Il le prouve notamment par une oeuvre de musique de chambre importante consacrée à cet instrument entre 1715 et 1725. La flûte traversière (traverso) est traitée par lui comme un instrument élégiaque et pastoral incitant à la douceur et au rêve. La flûtiste Diana Baroni sera accompagnée au clavecin par Dirk Borner et interprètera deux sonates composées par Bach lors de son séjour à la cour de Cothen comme directeur de la musique du prince Leopold.
Georg-Friedrich Hændel a composé d'admirables A irs allemands, datés de 1724, pour voix, clavecin et un instrument soliste pouvant être la flûte ou le violon. La mezzo-soprano Brigitte Desnoues chantera quatre airs exraits de ce recueil, ainsi que deux airs d'opéras extraits de Rinaldo et Jules César.
Réservation au 04 66 62 2000.
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30.07.2009
Nuits Musicales: Un festival qui cultive la qualité

Yvette Doumens, présidente de l'Office de Tourisme, et Eric Desnoueus, directeur artistique.
La conjoncture économique difficile, avec notamment la suppression de la subvention du Conseil régional, pouvait faire craindre le pire pour le festival des Nuits musicales. En fait, Eric Desnoues, son directeur artistique, et Yvette Doumens, présidente de l'office de tourisme, qui assure l'organisation avec les services techniques municipaux, ont, comme le roseau cher à La Fontaine, plié le dos avant de redresser la tête.
Allant de Jean-Sébastien Bach, avec sa messe en si mineur dirigée par Michel Corboz, au flamenco jazz de Raphaël Fays, en des lieux historiques comme la cathédrale Saint-Théodorit, le jardin de l'Evêché, la cour du Duché et celle de l'ancien évêché, la diversité des styles musicaux (baroque, improvisation, chants basques, opéras, bossa nova,,jazz manouche, musique corse) et une programmation alliant émotions et moments festifs ont permis de maintenir la fréquentation de la manifestation. Grâce à la participation du public venu prsque aussi nombreux nombreux et à l'élan des Amis des Nuits musicales et des partenaires, le cru 2009 reste de haut niveau. En parfaite harmonie, la beauté des oeuvres, la magie des lieux et le talent des artistes ont offert aux festivaliers des soirées musicales d'exception.
Pour un taux de fréquentation de 85 % (moins 10 %) et un prix moyen du billet qui s'établit à 29 €, 5005 spectateurs ont été accueillis lors de huit concerts, avec 150 artistes, complétés par trois rencontres à la médiathèque.
Le budget a été couvert par la recette en billetterie (56 %), les subventions publiques (34 %) et le mécénat des Amis des Nuits musicales d'Uzès (10 %).
Créée en 2006, l'association, à but non lucratif, des Amis des Nuits musicales réunit des amateurs de musique qui souhaitent concourir au rayonnement du festival, participer au financement de ses activités et mener une action auprès des publics.
Cette année, les Amis des Nuits musicales ont, par un effort exceptionnel, contribué au financement du festival à hauteur du dixième de son budget, en multipliant par quatre leur mécénat collectif.
En partenariat avec la médiathèque, les Amis des Nuits musicales ont organisé trois rencontres publiques avec des artistes invités : choeur d'hommes basques Anaiki, ensemble baroque Una Stella, Ange Lazalavi trio, Raphaël Fays. Toutes ces rencontres étaient ouvertes à tous et gratuites.
Le nombre d'adhérents en 2009 est de 98 personnes. Huit entreprises mécènes ont soutenu l'association dans l'organisation du festival.
Pour adhérer à l'association présidée par Chantal Brasseur, la cotisation s'élève à 20 € membre, 25 € duo et 90 € bienfaiteur.
Contact au 04 66 62 20 00.
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25.07.2009
Nuits musicales: Brillante clôture entre Corse et Andalousie

Demain à 22 heures, dans la cour de l'ancien Evêché, se termine le 39e festival des Nuits musicales avec un concert en deux parties : Corsicana d'abord, musique traditionnelle corse, servie par Ange Lanzalavi Trio avec Ange Lanzalavi (mandoline), Jérôme Ciosi (guitare, contrebasse), Bruno Tafani (accordéon). Place ensuite à Andalucia flamenco-jazz, avec Raphaël Fays (guitare flamenca solo), Laurent Zeller (violon), Claude Mouton (contrebasse), Tito (guitare accompagnement), Raquel Gomez (danse flamenca).
Le trio Lanzalavi livre une musique savamment arrangée, puisant dans le répertoire populaire corse et dans le grand réservoir des musiques méditerranéennes. Il instaure une conversation courtoise mais sans affectation, à entendre en colloque teinté d'humour et parfois même de malice. Jamais l'un des instrumentistes ne fait ombre aux deux autres, et quand il exécute un solo vite interrompu par pudeur, ses accompagnateurs sont profondément attentifs. Ange Lanzalavi a composé toutes les pièces de Corsicana, sauf trois, pour lesquelles le trio a adapté Bizet et Tarrega avec une grande délicatesse, et Brahms avec une fougue et une langueur alternées toute magyare. Il passe avec bonheur des rythmes syncopés sud-américains d'Etern'amore à une slavitude aux accents de balalaïka, de Calvi à Varsovie , de la poésie nocturne d'un ciel étoilé dans les rues d'Occi à la danse endiablée de Mare e sole....
Le flamenco de Raphaël Fays sonne comme une extraordinaire synthèse des styles les plus flamboyants écrits pour la guitare : du jazz manouche hérité de Django Reinhardt à la guitare classique pour aboutir au flamenco dans la ligne de Paco de Lucia.
Après une oeuvre classique qui avait montré son étonnante maîtrise du trémolo, Raphaël Fays renoue avec une des aventures les plus passionnantes et les plus flamboyantes de son parcours, amorcé il y a une vingtaine d'années avec Voyages et Gipsy Touch, enregistrés en compagnie du violoniste Pierre Blanchard, qui furent ses premiers jalons discographiques, sans parler de quelques concerts mémorables. On ne s'étonnera pas de retrouver au sein d'un quartet parfaitement soudé le talentueux violoniste Laurent Zeller. On peut cependant regretter l'absence du percussionniste José Palonno qui a co-signé les arrangements.
Ce nouveau jazz-flamenco autant familier qu'inattendu ne saurait exister sans la danse. Raphaël Fays a invité la danseuse Raquel Gomez pour entraîner un auditoire attendu dans un voyage au coeur d'un peuple et en dévoiler l'âme gitane.
Location au 04 66 62 0 00 Office de Tourisme, place Albert 1er, ouvert de 10 heures à 12 h 30 et de 14 heures à 17 heures.
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23.07.2009
Nuits musicales: La bossa nova revisitée par Eliane Elias
Demain, dans la vaste cour de l’ancien Evêché, à 22 heures, le Festival des Nuits Musicales confie à Eliane Elias (voix et piano), Oscar Castro Neves, (guitare), Marc Johnson (basse) et - Paolo Braga (batterie et percussions), le soin d’animer une soirée Bos Nova Stories.
Il y aura bientôt cinquante ans que la bossa-nova a ravagé le paysage sonore du Brésil. Eliane Elias s’en souvient : « Je suis née à São Paulo dans les années 1960 au son de la bossa-nova. Elle était partout autour de nous. C’était la musique populaire de cette époque, avec son rythme contagieux et ses paroles poétiques : romantique, tranquille, jazzy, sensuelle, sublime ».
Chantant en anglais et en brésilien ces Bossa-nova Stories, Eliane Elias y susurre avec une jubilation évidente quelques-uns des plus grands succès du genre, improvisant élégamment au piano.
Eliane Elias est à l'origine pianiste de formation classique, Ellle commence à se produire à l'âge de 17 ans en accompagnant des musiciens brésiliens Toquinho et Vinícius de Moraes. Elle se fait connaître internationalement en 1983, lorsqu'elle enregistre un disque avec le groupe de jazz Steps Ahead codirigé, à l'époque, par Mike Mainieri et Michael Brecker. Peu après, elle collabore avec le trompettiste Randy Brecker qu'elle épouse.
C'est comme pianiste qu'elle enregistre les premiers albums sous son nom (avec des musiciens comme Jack DeJohnette, Eddie Gomez, Marc Johnson, Peter Erskine, Naná Vasconcelos, Oscar Castro-Neves...). Comme side(wo)man, on a pu l'entendre auprès de musiciens comme Gilberto Gil, Caetano Veloso, Gal Costa, Herbie Hancock, Joe Henderson, James Taylor, Michael Franks, Andy Summers, Earl Klugh, Toots Thielemans,...
Depuis quelques années, tout en continuant sa carrière de pianiste, profitant du regain d'intérêt du public pour le jazz vocal et la bossa, elle enregistre des albums comme chanteuse. Ses derniers albums (Dreamer et Around the City) ont d'ailleurs connu un important succès commercial, avec ses reprises de Bossa Nova, agrémentées de son talent naturel pour l'improvistation pianistique de haute volée. Son quartet avec Marc Johnson (Contrebasse) Satoshi Takeshi (batterie) et Gustavo Salieri (guitare brésilienne à 8 cordes) écume les festivals en 2005 2006 et 2007 à venir.
Au début de 2008, elle enregistre un album qui se nomme "Something for you" en hommage au pianiste de Jazz Bill Evans.
Location au 04 66 62 20 00 Office de Tourisme, place Albert 1er, tous les jours de 10 heures à 12 h 30 et e 14 heures à 17 heures.
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21.07.2009
Nuits musicales: Un voyage avec Blandine Staskiewicz
Demain, à 22 heures, dans la cour d'honneur du Duché, le festival des Nuits musicales propose un voyage aux couleurs chatoyantes papillonnant de l'Italie au Brésil. Une balade musicale, qui conduira les mélomanes de l'époque baroque au XXe siècle.
La soprano Blandine Staskiewicz, accompagnée par l'ensemble baroque Una Stella, interpètera des airs d'opéras, de Vivaldi, Haendel, Porpora, mais aussi le Fandango de Boccherini, ou encore une mélodie populaire de De Falla, et la Bacchianas n° 5 de Villa-Lobos. Diplômée d'un premier prix de chant du Conservatoire national de région de Rennes, Blandine Staskiewicz intègre, en 1997, le Conservatoire national supérieur de musique de Paris dans la classe de Peggy Bouveret. Elle y obtient un prix de chant, en 2001 et undiplôme de perfectionnement, en 2003, puis débute dans le rôle d'Alisa dans Lucia di Lammermoor à Sceaux et de Dorabella dans Cosi fan tutte au Festival de Touraine. Au cours de la saison 2002-2003, Blandine Staskiewicz participe à la tournée européenne Le Jardin des voix avec les Arts florissants, sous la direction William Christie. Elle est invitée au Festival Händel de Halle (Allemagne) et au Festival Pablo-Casals de Prades. L'année suivante, elle chante le rôle-titre d'Athalia de Händel, au Festival d'Ambronay, Siebel de Faust à l'Esplanade de Saint-Étienne, Mazet dans LaColombe de Gounod à l'opéra de Montpellier et Dorabellaune fois encore, dans le cadre d'une tournée nationale avec l'Opéra éclaté.
En 2004-2005, elle interprète Olga dans La Grande-Duchesse de Gérolstein au Théâtre du Châtelet à Paris, Annius dans La Clémence de Titus à l'opéra de Metz, le rôle-titre de Callirhoé de Destouches, sous la direction d'Hervé Nicquet au Festival de Beaune.
L'ensemble Una Stella est quant à lui né du désir de trois amis musiciens se proposant de mettre en commun leur expérience de solistes au sein de prestigieux orchestres pour explorer leurs répertoires préférés, en formation de chambre et en toute liberté. Una Stella est animé autant par le désir musical que par l'amitié qui unit ses membres : Anne-Garance Fabre Dit Garrus, issue d'une longue lignée de musiciens, violoncelliste et continuiste de l'ensemble A Sei Voci, a rejoint ensuite l'ensemble Matheus, et joue actuellement régulièrement avec l'ensemble Aquilon et La Chapelle Rhénane. Philippe Spinosi, lui aussi ayant grandi entouré de frères et soeurs tous musiciens, a partagé sa passion pour la guitare pendant de longues années avec Josiane Rabemananjara dans le Duo Spinosi, puis est devenu continuiste de l'ensemble Matheus. Thibault Noally enfin, lauréat de concours internationaux, se produit en récital dans le monde entier. Il est en outre le violon solo des Musiciens du Louvre-Grenoble et fait partie de l'ensemble Syntonia.
L'expérience de chaque musicien d'Una Stella place celui-ci au rang d' un ensemble d'exception, dont la musicalité, la liberté et la spontanéité offrent une vraie respiration pour le public.
Location, office de tourisme, place Albert 1-
er , au 04 66 62 20 00, tous les jours de 10 heures à 12 h 30 et de 14 heures à 17 heures.
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17.07.2009
Nuis musicales: Duo improvisé de pianistes virtuoses

Après une ouverture baroque ce soir, en la cathédrale, avec l'Ensemble vocal de Lausanne dirigé par Michel Corboz, le Festival des nuits musicales s'écarte des chemins battus, demain, à 21 h 30, dans l'intimité du jardin de l'Evêque, pour un duo musical avec les pianistes Jean-François Zygel et Antoine Hervé.
La Musique des mots est un spectacle interactif. Jean-François Zygel et son complice Antoine Hervé rebondissent en musique sur des mots donnés par le public et s'affrontent, chacun à son piano, dans un duel d'improvisation virtuose, plein d'humour et des styles musicaux tous azimuts.
Devenu incontournable dans le paysage musical grâce à sa victoire de la musique classique 2006 ou à ses émissions télé et radio ("La Boîte à musique" sur France 2 et "Le Cabaret classique" sur France Musique), Jean-François Zygel est le passeur idéal, enchantant le public par la clarté de son discours, sa légèreté et sa vivacité d'esprit, son ironie, grâce auxquelles la musique devient ludique et compréhensible par tous. Improvisateur né, pianiste et compositeur de talent, Jean-François Zygel a développé sa carrière dans plusieurs directions : en solo, en duo avec de grands pianistes de jazz français comme Antoine Hervé, entouré de ses musiciens pour de véritables spectacles d'improvisation.
Pianiste brillant, compositeur aux références éclectiques synthétisées avec brio et fantaisie, Antoine Hervé s'est imposé jeune comme l'un des musiciens de jazz français les plus remarquables de sa génération. Il a été dès l'âge de 29 ans directeur de l'orchestre national de jazz, après avoir créé un orchestre de 13 musiciens, (Bob 13) qui se produisit notamment au festival de jazz de Paris. Il s'orientait ensuite vers l'improvisation sous toutes ses formes et créait, fin 1990, l'association Hexameron avec le pianiste Patrick Scheyder. Sa rencontre avec la chanteuse bulgare Yildiz Ibrahimova l'amenait à s'intéresser à la musique classique turque et bulgare et débouchait sur la création de l'Opéra de Pékin. Parallèlement à un abondant travail de composition, Antoine Hervé continue de s'exprimer dans des contextes plus étroitement liés au jazz, tout en manifestant en permanence un désir d'ouverture et de synthèses des langages musicaux qui restent l'une de ses préoccupations principales.
Location à l'office de tourisme, place Albert-1 er , de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 17 h.
Contact au 04 66 62 20 00.
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16.07.2009
Nuits musicales: Une ouverture baroque avec l'ensemble vocal de Lausanne

Le 39e festival des Nuits musicales ne pouvait mieux débuter, demain à 21 h 30, dans la cathédrale Saint-Théodorit, avec la Messe en si mineur de Jean-Sébastien Bach, par l'ensemble vocal et instrumental de Lausanne, dirigé par Michel Corboz. Un premier concert qui n'a pu être programmé que grâce à la générosité de l'association des Amis des nuits musicales d'Uzès.
Cette messe compte parmi les oeuvres inscrites au Panthéon de la musique. On peut l'écouter tout au long d'une vie en s'émerveillant de la complexité de son architecture ou de sa profonde inspiration spirituelle. Michel Corboz et son ensemble en livrent une vision de la musique inspirée et dépourvue d'artifices.
Originaire de Suisse où il reçut une première formation au conservatoire de Fribourg, Michel Corboz a fondé l'ensemble vocal de Lausanne, groupe de chanteurs choisis, en 1961. Les distinctions et l'accueil de la presse pour ses enregistrements du Vespro et de l'Orféo de Monteverdi, en 1965 et 1966, marquent le début de sa brillante carrière internationale.
L'ensemble vocal de Lausanne (EVL) est formé de personnalités vocales et musicales en parfaite adéquation avec les goûts et les exigences de son chef. Cet ensemble à géométrie variable comprend un noyau de jeunes professionnels auquel viennent s'adjoindre, en fonction de l'oeuvre interprétée, d'autres choristes de haut niveau. Cette caractéristique lui permet d'aborder un répertoire très large, couvrant l'histoire de la musique des débuts du baroque (Monteverdi, Carissimi...) à aujourd'hui (Poulenc, Honegger...) Sa discographie - une cinquantaine de disques - lui a conféré une réputation mondiale. Une trentaine de ces enregistrements ont obtenu des distinctions, dont le Requiem de Fauré qui a reçu un Choc du monde de la musique en 2007. En un demi-siècle de carrière, l'EVL a visité de très nombreux pays, Afrique du sud, Belgique, Canada, Espagne, Allemagne, Pologne, Japon... où il a toujours été accueilli par un public enthousiaste. Il s'est produit également dans divers festivals réputés comme La Chaise-Dieu, Noirlac, Lessay, la Folle journée de Nantes... En 2003, 2005 et 2006, il a retrouvé le Japon pour des tournées de concerts qui se sont achevées sur la scène du mythique Suntory hall de Tokyo.
Location à l'office de tourisme, place Albert-1 er de 10 heures à 12 h 30 et de 14 heures à 17 heures. Contact au 04 66 62 20 00.
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12.07.2009
Nuits: Une bouffée d'oxygène venant du Département

Mme Vasseur, présidente des Amis des Nuits, avec Eric Desnoues.
Alors que le festival des Nuits musicales débute dans moins d'une semaine (vendredi 17 juillet), l'inquiétude laisse partiellement la place à la satisfaction, si cela est encore possible, au sein de l'association de ses amis.
L'inquiétude naquit quand le conseil régional Languedoc-Roussillon décida de supprimer la totalité de sa subvention, soit 25 000 euros, allouée à la manifestation uzétienne, justifiant cette décision par l'intermédiaire de Fabrice Manuel, directeur de la culture de la Région, qui, d'une manière fort laconique, avait déclaré à Midi Libre (31 mars 2009) : « A Uzès, le Conseil régional a choisi de soutenir le Festival de Danse. »
Cette réponse a eu le don de rendre inquiets les Amis des Nuits musicales et son directeur artistique, Eric Desnoues, qui « s'interrogent sur les raisons d'un tel décalage dans le niveau des subventions entre la musique et la danse, eu égard à la qualité et la quantité des oeuvres données, des artistes invités et de la fréquentation publique ». Ils pouvaient logiquement se poser des questions sur « la possibilité de continuer à programmer un répertoire classique et baroque ».
Les Amis des Nuits qui offrent la soirée d'ouverture consacrée à la Messe en si mineur de Jean-Sébastien Bach, par l'ensemble vocal et instrumental de Lausanne dirigé par Michel Corboz, ont lancé un appel « à tous les élus conscients des dérives actuelles » et à « la solidarité de tous ceux, amoureux de la culture, qui souhaitent, pour cette belle cité d'Uzès, que continue d'exister une offre diversifiée d'événements culturels ».
Et ils ont été entendus ! « Par solidarité et sur proposition du conseiller général M. Denis Bouad, le conseil général du Gard a voté lors de sa séance du 29 juin dernier, une subvention de soutien aux Nuits musicales d'Uzès de 15 000 euros pour pallier en partie le désengagement financier de la région Languedoc-Roussillon », écrivent les Amis des Nuits qui sont conscients que la pérennité du festival n'est pas acquise et que cette première victoire ne signifie pas qu'ils ont gagné leur combat. Reste maintenant à trouver des solutions.
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08.07.2009
Festival: Des Nuits musicales de Bach à la Bossa nova

Michel Corboz.
Le 39e festival des Nuits musicales d'Uzès sera 17 au 26 juillet, le rendez-vous estival devenu incontournable des mélomanes, amateurs d'émotions intenses et raffinée, dans le cadre somptueux du Premier Duché de France.
La musique baroque ouvrira le festival dans la nef de la cathédrale Saint-Théodorit avec la grandiose Messe en si mineur de Jean-Sébastien Bach, interprétée par l'ensemble vocal et instrumental de Lausanne, sous la direction de Michel Corboz.
La musique des mots mettra ensuite en scène dans le jardin de l'Evêché le présentateur star de la télévision Jean-François Zygel. Ce pianiste et génial improvisateur ferait aimer la musique aux plus récalcitrants tant son goût pour l'éclectisme musical est au service d'un talent sans faille. Jean-François Zygel se battra dans un duel d'improvisation virtuose et plein d'humour avec son comparse Antoine Hervé, pianiste et jazzman. Ils rebondiront tout deux en musique sur des mots ou expressions donnés par le public.
L'exotisme n'est pas toujours aux antipodes ; preuve en est le troisième concert donné dans la cathédrale par le choeur d'hommes basque Anaiki, entre frères, dirigé par Jean-Marie Guezala. Cet ensemble chantera des polyphonies sacrées et profanes ancestrales accompagnées par des Txistu, instruments traditionnels basques.
Il s'agira ensuite lors de deux soirées dans la cour d'honneur du Duché de faire vagabonder les festivaliers à travers le monde. Par des sérénades pour cordes, l'orchestre de chambre de Toulouse emmènera les auditeurs de l'Angleterre victorienne du compositeur Elgar à la Russie romantique de Tchaïkovski, pour finir avec le Tango nuevo de Piazzola et ses incandescentes Quatre Saisons de Buenos Aires. La soprano Blandine Staskiewicz accompagnée par l'ensemble Une Stella entraînera quant à elle le public dans un périple allant de l'Italie au Brésil en passant par l'Espagne, et de l'époque baroque au XX e siècle. Ce programme aux couleurs chatoyantes réunira des oeuvres de Vivaldi, Porpora, Bocchenini, de Falla et un hommage à Bach avec la Bacchianas n° 5 de Villa-Lobos.
La vaste cour de l'Evêché recevra en trois soirées les monstres sacrés du jazz. La Brésilienne Eliane Elias célébrera avec son brio habituel les 50 ans de la bossa nova. Le violoniste Didier Lockwood invité par son ami Biréli Lagrène et le Gipsy trio feront le boeuf pour une soirée consacrée au jazz manouche. La clôture du festival sera dédiée aux cultures méditerranéennes avec le trio de musique traditionnelle corse Lanzalavi et le quintette du guitariste Raphaël Fays et la danseuse Raquel Gomez, mariant Flamenco et jazz dans une originale fusion musicale du swing et de l'âme gitane.
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