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12.03.2010

Musée municipal: l'occasion de suivre une visite guidée

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Pour la 3e année, le musée Georges Borias situé au deuxième étage de l’ancien Evêché, participe à l’opération «Week-end Musées»  organisée par le magazine Télérama. Les 20 et 21 mars prochains, plus de 200 musées dans toute la France proposeront aux lecteurs de ce magazine des animations et visites spéciales. .

 

Il s’agit de faciliter l’accès à ces lieux de culture et de les investir différemment par le biais d’animations originales<TH>: visites présentées par le conservateur ou une personnalité culturelle, rencontres avec des créateurs, parcours thématiques autour d’une œuvre littéraire, musicale…, découverte d’ateliers de restauration, de création, de réserves, performances artistiques, poétiques en lien avec des œuvres d’art ou des expositions….

Télérama donne ainsi l’occasion d’expérimenter autrement ces lieux d’art qui, au-delà des missions qui leur sont confiées, (conserver, collecter, montrer) sont aussi des lieux d’apprentissage, de vie et de création.

Le musée d’Uzès propose l’entrée gratuite pendant ces deux jours et les animations suivantes guidées par la conservatrice:

«Ils ont fait l’histoire d’Uzès», samedi et dimanche, à 15h30.

«Secrets de meubles, les armoires d’Uzès». Samedi et dimanche, à 17h00.

On a retrouvé à Uzès des documents concernant une paire de petites armoires ayant appartenu à un marchand d'Uzès vers 1702. Elles figurent à l'inventaire des meubles laissés par ce marchand à sa mort en 1737 auprès du notaire royal d'Uzès : "2 cabinets bois sapin en chiffre doré". On peut les voir au musée Georges Borias d'Uzès, aux côtés de deux autres armoires tout autant authentiques.

Les familles aisées constituaient une dot aux jeunes filles qui se mariaient et d'aucuns pensent que ces "cabinets" servaient à ranger le trousseau. Cette paire d'armoire est peinte au fond noir avec couronnes dorées et rouges, chiffre d'or représentant vraisemblablement les lettres M B et D, deux palmes or retenues par un ruban rouge, le tout dans un cartouche de style Louis XIV doré.

L'architecture de ces armoires est toujours simple et elle n'a guère varié jusqu'au XIXe siècle à part la traverse du bas et la corniche plus ouvragées. Le décor des plus anciennes est très sobre : couronne, chiffre, ruban et palmes. Le fond est noir ou vert très sombre. certains éléments sont dorés.

Contact au 04 66 22 40 23.

http://uzesmusee.blogspot.com

Ouvert du mardi au dimanche de 15h à 18h.

 

20.02.2010

Musée municipal: la présentation des nouvelles acquisitions

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Deux extraordinaires bannières

Après la fermeture annuelle du mois de janvier, le musée Georges Borias (2e étage de l'ancien évêché) a rouvert ses portes et présente quelques-unes des dernières acquisitions.

Les musées ne sont pas des lieux figés, comme on le croit trop souvent, mais des collections qui vivent et évoluent grâce aux dons et aux achats d'oeuvres. Celui d'Uzès ne fait pas exception à la règle, avec l'aide de généreux donateurs et de l'association des Amis du musée. Les objets présentés viennent compléter les collections déjà existantes, dont ils reflètent la diversité. Ici l'amusant petit théâtre d'ombres) côtoie l'insolite, comme cette bannière des cheminots catholiques, brodée d'une magnifique locomotive), le poétique (oeuvres de Jacques-Victor André et d'Edith Longcourty, inspirées par l'observation de la nature), l'exotique et même le maléfique avec des poupées d'envoûtement maliennes, commandées par une épouse jalouse d'une rivale !.

Une acquisition exceptionnelle a pu être réalisée avec le soutien du Fonds régional d'acquisition pour les musées (ministère de la Culture et conseil régional Languedoc-Roussillon). Il s'agit d'un ensemble de carreaux de pavement provenant du château de Blauzac. Le châtelain de Blauzac était le neveu du cardinal Bertrand de Deaux, légat du pape Jean XXII : il n'a donc pas hésité à s'offrir un sol aussi luxueux que celui du palais des Papes d'Avignon (des carreaux très semblables sont toujours visibles dans le «studium» ou bureau de Benoît XII), probablement fabriqué à Saint-Quentin-la-Poterie dans la première moitié du XIV e siècle. Des carreaux unis (verts, jaunes et bruns) alternent avec des carreaux blancs à décors verts et bruns ornés de motifs géométriques, blasons, fleurs de lys et animaux.

Sont donc présentés: «Porte» (bronze, 1992), don de l'artiste Jacques-Victor André; vue d'Uzès, photographie couleur (2009) de Catherine Tauveron; ensemble de dessins botaniques, encre sur papier (1960-570), d'Edith Longcourty (don de Mme Aude Bonnal); théâtre d'ombres chinoises «Ombro-cinéma », début XX e siècle (don de M. et Mme Bonnal); dispense d'alliance, parchemin et sceau en cire, avec visa du juge Tancrède Gide, grand-père d'André Gide 1841 (don M. Marcel Duret); Ascia (hache) gallo-romaine, en fer, provenant du site des Claparèdes à Baron, fouilles d'Ulysse Dumas, vers 1900 (don M. Marcel Duret); vues d'Uzès et du Val d'Eure, aquarelles, fin XIX e siècle, de Germaine de Labaume; bannière de la fanfare «La Lyre Versoise», velours brodé, 1892 (don de Mme Fustier-Dautier); bannière de l'Union des Cheminots catholiques d'Uzès, soie brodée, fin XIX e siècle; ensemble de carreaux de pavement, faïence de l'Uzège, première moitié du XIV e siècle; objets africains, (dons de Mme Mireille Pithon).

Ouvert du mardi au dimanche, de 14 heures à 17 heures, jusquau 28 février, de 15 heures à 18 heures, à partir du 2 mars.

Contact au 04 66 22 40 23.

31.01.2010

Patrimoine: la bonne santé d'Histoire et civilisation en Uzège

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Si ce ne sont des difficutés pour trouver un lieu pour tenir son assemblée générale, l’association "Histoire et civilsation de l’Uzège" qui compte transférer son siège à la Maison des associaytions annoncée à Uzès se porte bien. Créée en 1983, elle vient donc de terminer sa 26e année d’existence avec un record du nombre d’ahérents (116) répartis dans 17 communes. Elle a édité en 2009 quatre bulletins et organisé 5 sorties.


En 2010, son premier bulletion annonce 6 sorties qui pourront être le musée d’Uzès, le château de Saint Privat, Montfrin, Laudun et le camp de César, le jardin romain de Caumont, le village de Boucoiran ou encore Sommières, Aramon....

En mai, HCU participera au projet inter-collectif du comité de promotion agricole d’Uzès sur le thème du vin et du pain. Une sortie au four à pain de Saint-Médiers sera précédée de la réédition du bulletin spécial sur ce thème.


Les trois commissions ont continué à remplir leur rôle:
archéologie avec Samulel Longepierre et Albert Ratz a réalisé un travail sur les carrières;
petit patrimoine avec Chritiane Chabert, Pierre Carrique et Nicole Jourdan poursuit sa recherhe ethnologique sur les mazets;
Bernard Malzac, d’églises romanes, a reçu les maquettes des églises de Gattigues et de Saint-Génières à Uzès, réalisées par Roger Boinar, récemment décédé, offertes par ses fils, et qui ont été remises à la mairie d’Aigaliers et au musée municipal d’Uzès.


Avec 3265 euros d’entrées et 3468 euros de sorties, le bilan financier laisse apparaître un déficit de 202 euros, largement absorbé par l’en caisse de l’association.


Comme à son habitude, au cours de l’année écoulée, le président Serge Urbain Maurn accompagné de son épouse a représenté HCU lors de diverses manifestations. De surcroît, il a animé des visites de groupe et des causeries sur le thème du patrimoine de l’Uzège.

Le site internet animé par Bernard Malzac est très visité et régulièrement alimenté.

Avant de clôturer cette assemblée gnérale qui s’est tenue à l’Institut de rééducation psychothérapeutique des Garrigues, à Sanilhac, M.William Corfù a animé une très intéressante conférence sur les lampes et l’éclairage à travers les siècles. Deux adhérents M. et Mme Loone ont fait part de la redécouverte de compoix à Vallabrix.


Pratique

Président: Serge Urbain Maurin.

Vice-présidente: Christiane Chabert.

Trésorière: Nicole Jordan.

Secrétaire: Bernard Malzac.

Cotisation: 12 euros par personne; 19 euros par couple.

Chèque à adresser à la trésorière: Nicole Jourdan chemin de Trinquelaïgues zès.

Contact au 04 66 22 17 78.

Site: histoireetcivilisationdeluzège.midiblogs.com

 

25.12.2009

Métier du passé: le forgeron encore présent sur la place

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Dimanche dernier, l’ACVV (amicale des commerçants de la Vieille ville) organisait  sur la place aux Herbes un marché consacré aux métiers d’art. Le froid n’a pas rebuté les visiteurs qui, tout au moins l’après midi, alors que le soleil, a faisait une timide apparition, se pressèrent en nombre autour des étals. L’attraction fut une nouvelle fois assurée par Ludovic Serbource, forgeron au chemin de la Flesque, où il confectionne grâce à des techniques ancestrales des ferronneries, portails, pergolas et crée même des couteaux. Le métier est en voie de disparition.

Uzès comptait il y a un siècle 6 charrons et 4 maréchaux ferrants, Chaque village avait le sien sous l’appellation charron-forgeron qui était souvent maréchal ferrant. Après la deuxième guerre mondiale, en 1949, subsistaient à Uzès 2 charrons (Ranchon et Valentin) et 2 maréchaux ferrants (Daladoire et Sabonadier). Le tintement des marteaux sur l’enclume, la chaleur de la forge où le classique et énorme soufflet a disparu font peu à peu partie des choses du passé.


Contact au 06 03 23 51 92.

11.11.2009

Patrimoine: Thierry Vincent parle du secteur sauvegardé à l'AVF

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Qui mieux que Thierry Vincent peut parler du secteur sauvegardé d’Uzès? L’ancien président de la SARPI (société auxiliaire de la restauration du patrimoine immobilier) possède une intacte mémoire du vécu de cette restauration de sa ville natale et des documents, notamment des diapositives, qui lui permettent d’étayer son propos.

A l’invitation de l’AVF Uzès, il avait choisi de parler de la restauration de la place aux Herbes, de 1968 à 1978, où l’idée de sauver ce qui pouvait encore être sauvé naquit le 14 octobre 1960 lorsqu’un immeuble du centre ancien s’écroule faisant deux morts.

La notoriété de Thierry Vincent qui, en plusieurs occasions, a abordé publiquement le sujet, a contribué à emplir le salon Racine de l’Hôtel de ville de près de 200 personnes.

Pour expliquer ce succès, certains soulignaient "la qualité de l’orateur; un homme mais aussi une famille attachée à Uzès depuis des siècles; beau travail sans esprit partisan". D’autres abordaient la qualité d’ouverture d’AVF Uzès et de son président Jean-Pierre Beaufey qui n’hésitent pas à ouvrir leurs "rencontres" aux non adhérents, comme ce fut déjà le cas avec une conférence sur l’Arménie, lorsque "le sujet est très porteur".

Outre l’intérêt de nouveaux arrivants qui apprécient particulièrement le cadre de vie qu’Uzès leur propose maintenant, le secret de Thierry Vincent est qu’il sait émailler son propos de multiples anecdotes.

Il a été en fait très présent sur le chantier le plus sensible du cœur d’Uzès. La ville a signé le 23 septembre 1968, avec la SARPI, une convention de coordination des opérations de sauvegarde portant sur le périmètre de restauration immobilière concernant l’ensemble des îlots ceinturant la place aux Herbes. La SARPI s’attacha en la personne de Thierry Vincent les services d’un chargé de mission administratif et financier alors que la conception et la direction des travaux étaient confiées à Michel Hermite, architecte en chef des monuments historiques, et à Ariel Balmassière, architecte uzétien. En 1978, lorsque le plan permanent de sauvegarde et de mise en valeur est approuvé les travaux sur la place aux Herbes sont terminés.

Thierry Vincent n’a pas manqué de rappeler les difficultés face au grand état de vétusté des immeubles et à l’importance des volumes. Sans trop s’attarder sur les problèmes techniques majeurs constitués notamment par les sous sols (de vastes caves creusées dans la roche), l’orateur s’est attaché à montrer le souci d’aérer un habitat particulièrement dense, en créant des cours et placettes à "cœur d’îlot".

A compter de 1979 et jusqu’à 1985, le secteur sauvegardé a connu "une période de relative stagnation dans le domaine de la restauration au bénéfice d’une relance du pavillonnaire". Dès 1990, la conduite d’une première opération programmée d’amélioration de l’habitat et la réalisation du quartier Nicolas Froment ont relancé le plan de sauvegarde, qui vient d’être agrandi.

19.10.2009

Mémoire et patrimoine: histoire des moulins en Uzège

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Le syndicat mixte des Gorges du Gardon propose à l'office de toutisme une fort intéressante exposition sur les moulins : Au gré du vent, au fil de l'eau, à la force du sang.

Après avoir rappelé quelques points d'histoire menant de la pierre au pilon et s'être attardée sur les meules, l'exposition présente les divers types de moulins et leurs usages : à eau, à bateaux, à vent, à feu, à vapeur..., pour broyer des grains, fabriquer des poudres, scier des troncs, débiter des pierres, forger des métaux, irriguer, tisser ou encore fournir de l'électricité. Sur le territoire de l'Uzège Pont du Gard, des gorges et du massif du Gardon ont été récences 151 moulins dont 43 à vent et 88 à eau, 12 norias, et deux éoliennes. A Uzès, le plus ancien est le moulin de Font d'Eure, construit pour l'évêché au Ve siècle. Le moulin de la Tour possédait une tour, toujours présente, au-dessus de l'ancienne station de pompage des eaux, où le meunier se barricadait en cas de danger. Dans la vallée de l'Eure, où coule en permanence une eau abondante, les moulins étaient nombreux. Subsistent les ruines du moulin du Tournal, et, encore intact, le moulin de Gisfort. En aval, sur l'Alzon, se trouve le moulin du Gavot, un des plus importants de l'Uzège, auquel est accolé un second moulin à huile. Saint-Bonnet-du-Gard possédait deux moulins à huile, Castillon-du-Gard, deux moulins à vent servant à moudre le blé et les châtaignes. A Collias, on trouve le plus ancien, qui date de l'époque romaine et un plus récent, évidemment, qui produisit de l'électricité.

Les anecdotes égaient ce parcours des garrigues de Lussan à la vallée du Rhône.
Les moulins à bateaux que l'on trouve à Montfrin et à Aramon étaient composés d'un ou deux bâtiments munis de roues à aube et étaient amarrés à la rive par des chaînes et des cordages.
A Sanilhac, sur les bords du Gardon, un moulin à eau submersible, construit vers la fin du XIIIe siècle, ressemble à une barque renversée, la proue tournée vers l'amont, afin de permettre à l'eau de glisser facilement.
Le premier moulin à vapeur a été construit à Nîmes en 1781, par un passionné de mécanique originaire de Valleraugue, Etienne Arnal. Invention qui, nécessitant moins d'eau et ne dépendant par des forces naturelles, entraîna le déclin des moulins traditionnels remplacés par des minoteries. Seuls témoins architecturaux d'une époque révolue, les moulins à eau, quand ils ne furent pas emportés par une crue, furent souvent habités donc entretenus.

L'éolienne et l'hydrolienne préfigurent le moulin du XXIe siècle.

 Ouvert de 10 h à 12 h 30 et 14 h à 18 h, du lundi au vendredi ; e 10 h à 13 h, le samedi.

18.10.2009

Duché: visites gratuites pour les scolaires

Le Duché d'Uzès , en partenariat, avec l'Education nationale et le service éducatif d' Uzès, propose aux élèves des écoles primaires et secondaires d'Uzès et de sa région, de visiter gratuitement le duché, durant deux jours, le lundi 19 octobre et le mardi 20 octobre 2009. Les thèmes développés seront plus spécialement consacrés au Moyen Age, à la Renaissance et au XVIII e siècle. Les élèves, encadrés par leurs enseignants, auront la possibilité de visiter, accompagnés de guides, le donjon, la cour d'honneur, les appartements, la chapelle. Ces visites dureront environ 1h 15.

contact : au 04 66 22 54 88

11.10.2009

Goût: découvrir la Région par ses produits du terroir

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Mmes Retourna et Marquez, diététiciennes des Cuisines de l'Uzège.

La semaine du goût organisée pour la sixième année consécutive par les Cuisines de l'Uzège débute demain dans les écoles primaires et maternelles d'Uzès, Saint-Siffret, Blauzac, Saint-Laurent-la-Vernède, Vallabrix, Saint-Géniès-de-Malgoirès, Saint-Chaptes, les lycéens. Il s'agit, cette année, de déguster des produits du Languedoc-Roussillon.

Les diététiciennes des Cuisines de l'Uzège, Mmes Christine Retourna et Géraldine Marquez ont choisi, parmi le large éventail des spécialités, le pélardon des Cévennes, la gardianne de taureau avec son riz de Camargue, la brandade de morue de Nîmes, la fougasse d'Aigues-Mortes, la tielle sétoise, la rousquille de Perpignan, à raison d'un produit par repas. Il s'agit d'éveiller la curiosité des enfants. Nul doute que dans chaque classe, les enseignants sensibiliseront leurs élèves à ces produits, certains étant peu connu à Uzès.

Pour la fougasse d'Aigues-Mortes on pourrait confondre avec notre fougasse salée aux grattons. Il s'agit en fait d'une tarte au sucre, qui était réservée à la période de Noël et prenait place au sein des treize desserts.

La rousquille (pequeña rosca : petite roue en espagnol) est un biscuit en forme de couronne, à la vanille, au citron, ou à l'anis, recouvert d'un glaçage blanc comme la neige sur le Canigou. C'est une spécialité catalane.

La tielle est une spécialité culinaire sétoise dont la création est attribuée aux familles italiennes venues s'installer à Sète ; Adrienne Verducci étant la première à la commercialiser en 1937.

La brandade de morue nîmoise est une purée de chair de cabillaud émulsionnée à l'huile d'olive et au lait. Un cuisinier de l'évêque d'Alès, M. Durand, en 1766, eut l'idée de cette recette. Durant la préparation, les morceaux de poisson devaient être remués (brandar) avec une cuillère en bois.

La grande journée de cette semaine du goût sera mardi à l'école de Saint-Siffret où les enfants pourront déguster tous ces produits dans un environnement privilégiant le terroir.

A cette semaine du goût succédera du 19 au 25 octobre, la Semaine bleue pour les personnes âgées sur le même thème.

07.10.2009

Mémoire: découvrir la carrière de l'Estel au Pont du Gard

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La carrière de L'Estel a fourni l'essentiel de la pierre du Pont du Gard, ouvrage qui permet à l'aqueduc de Nîmes de franchir la rivière du Gardon. On estime le volume de pierre nécessaire à 21 000 m 3 et la masse totale à 50 400 tonnes.

Dimanche 18 octobre
, à partir de 14 h 30, un guide fera découvrir au public l'incroyable évolution de ce lieu à travers son histoire antique, moderne et contemporaine. De ce site charnière seront évoquées les techniques d'archéologie en général, ainsi que les nombreuses fouilles y ayant été conduites. Les multiples indices archéologiques mettront en scène la vie pendant les chantiers antique et moderne ainsi que l'appropriation de la carrière en tant que lieu de culte juste après la construction du Pont du Gard.

Un millier d'hommes y aurait travaillé pendant trois à cinq ans. Aucun indice ne permet de connaître le nom de l'architecte qui aurait construit le monument. Seul un message en latin mens totum corium sur l'une des piles basses signale que la totalité de l'ouvrage a été mesuré.
Les pierres couleur d'or de cette carrière ont également servi à la construction d'autres ouvrages comme le célèbre pont droutier du XVIII e siècle appelé Pitot.

La superficie de cette carrière est évaluée à 2 ha et sa production à 120 000 m3 . Sa pierre est un calcaire coquillier roussâtre grossier et tendre.

Le site est actuellement en cours de fouille et on ne peut présenter ici qu'un bilan provisoire grâce aux travaux de Jean-Claude Bessac et Mireille Vacca-Gouttouli.

La carrière a fonctionné à deux reprises : au milieu du I er siècle de notre ère et à l'époque moderne La stratégie d'exploitation est influencée par la présence de l'eau. L'exploitation a commencé au bord de la rivière et semble avoir profité de cette situation pour assurer un transport direct des blocs vers le monument qui n'est qu'à 700 m de là, en amont. La nature et la disposition du comblement de la carrière attestent la présence intermittente de l'eau dans les points bas du chantier d'extraction.

La technique d'extraction consiste à isoler verticalement les blocs par des tranchées étroites et à les détacher à leur base avec des coins de fer. La manutention et le levage des pierres se font à l'aide d'engins placés au sommet des fronts. Les blocs de grand appareil du monument sont extraits par groupes d'un même module correspondant à des éléments particuliers de l'ouvrage : voussoirs, écoinçons, etc.
Après quelques reprises très limitées, la carrière a été abandonnée et envahie par le limon, puis partiellement occupée par une nécropole à incinération.

Une visite en tout point passionnante et instructive.

 Réservation au site du Pont du Gard au 04 66 37 50 99. Tarif : 8 euros par personne.

20.09.2009

Patrimoine: les danses des cours européennes vers l'an 1600

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Aujourd'hui, à 17 heures, le Jardin de l'Évêché résonnera au son des musiques et danses de le Renaissance. L'ensemble de musique avignonnais La Pavane du Roy et la compagnie Villeneuvoise de danses anciennes Gratie d'Amore se retrouveront en costume d'époque pour recréer l'atmosphère qui régnait dans les cours d'Europe autour de l'an 1600.

Titulaire d'une médaille d'or de clavecin et de musique de chambre ancienne, Véronique Gény, qui est directrice, chorégraphe et danseuse de la compagnie Gratie d'Amore a commencé très tôt la danse classique, puis s'est orientée vers la danse traditionnelle. Elle a étudié ensuite la danse ancienne auprès des plus éminents spécialistes : la Renaissance française avec Sophie Rousseau et Carles Mas. La danse italienne des XVe et XVIe siècles avec A. Francalanci, B. Gondoni, B. Sparti, V. Daniels, C. Mas, L. Baert. La danse baroque avec I. Ginger, C. Gracio-Moura, C. Deda Colonna, C. Pingault. Sa double formation la rend particulièrement apte à analyser et transmettre les danses à partir d'une compréhension aiguë de la relation entre la musique et la danse. Parallèlement, l'étude approfondie des traités de danse, de la musique mais aussi de l'iconographie, du costume, et de la littérature lui permet de s'appuyer sur une connaissance précise du style, de l'esprit et de l'esthétique de la Renaissance humaniste pour réaliser sa passion de la reconstruction historique dans des spectacles d'une grande justesse idiomatique.

En 1991, Véronique Gény entre dans l'ensemble Polyphonia Antiqua. En Février 1993, création du spectacle Danses et musiques au temps de François 1 er , dont elle co-écrit les chorégraphies.

Créatrice en 1993 de la compagnie Gratie d'Amore, Véronique Gény en a monté le premier spectacle Une soirée chez le comte de Larlenque, puis Retour d'ambassade, danses, musiques et chants dans l'Europe du XVI e siècle. En juillet 1997, elle participe à la reconstitution de la Fiesta del Paradiso, de L. de Vinci à Urbino (Italie) puis crée un spectacle de danse baroque, Une soirée au temps de Moliè re et La leçon de Capriol ainsi que A Florence la joyeuse cité, avec les musiciens de la Pavane du Roy. Les musiciens utilisent des instruments oubliés: tels que violes de gambe, flûtes à bec, cornet à bouquin.

Le répertoire, joué mais aussi chanté par un quatuor vocal, est essentiellement issu des Cours européennes de la Renaissance : Clément Janequin, Claude Gervaise, John Dowland... Musiciens et danseurs se produisent régulièrement dans les lieux historiques de la région.

 Entrée gratuite.

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