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29/04/2013

Laissez-vous conter Uzès: Thomas Platter (1574-1628)

Platter_Thomas.jpgDans le cadre de la manifestation ''Laissez-vous conter Uzès au XVIIe siècle'', une balade avec guide conférencière mènera mardi 30 avril, de 14 h 30 à 16 h, sur les traces de Thomas Platter ((1574-1628) et permettra de découvrir la vie uzétienne tel que l'a connue cet étudiant bâlois qu'il livre sous la forme d'un précieux témoignage.
Etudiant en médecine, excellent latiniste et bon connaisseur des Ecritures, Thomas Platter a effectué un voyage initiatique dans sud de la France au cours duquel il a séjourné à Uzès. En 1597, il a découvert une ville en pleine reprise économique ''en raison notamment des possibilités qu'offre l'industrie textile épaulés dans l'environnement rural par une céréaliculture florissante''.  Il apprécie les cérémonies de la bûche de Noël et ce texte constitue, dans la littérature folklorique française, la première description de ce rite. Le 9 juin 1598,  il assiste à l'arrivée du jeune duc d'Uzès, accueilli par les notables à cheval et ''une troupe de cinquante casaques rouges''.Il narre dans le détail les festivités et il découvre le dialecte local de la déesse d'Uzès Il a voyagé également tout autour d'Uzès,Saint Quentin, Collias, Remoulins, Serviers...  où il a pratiqué la médecine.
Contact au 04 66 22 68 88. 

16/04/2013

Mémoire d'Uzès: L'histoire de la caserne Brueys devenue lycée Guynemer

05C.jpegInvité par l'accueil des villes françaises, Jacques Roux anime mercredi 17 avril, à 18 heures, à la mairie, salon Racine, une causerie sur l'histoire de la caserne.
Construite en 1750, à l'emplacement de l'église Saint-Julien selon les plans de l'architecte Rolin, la caserne accueillit des régiments d’artillerie puis d’infanterie, des prisonniers allemands durant la grande guerre,  avant d’être désaffectées en 1918.  S’y succédèrent alors une conserverie d’olives, une fabrique de tapis, une robinetterie, avant que des aviateurs ne l’investissent et changent son nom, préférant Guynemer à Brueys. Après la dernière guerre, l’enseignement et la culture y trouvèrent leur place. Y sont installés aujourd'hui, le lycée des métiers d'art, la maison des jeunes et de la culture, le service animation jeunesse. En utilisant son inépuisable collections de cartes postales et de documents, Jacques Roux fait revivre  cette histoire ponctuée d'anecdotes, comme celle de ce tambour tué en 1711 lors de l'effondrement  d'un mur de la maison Saint-Eloi, située rue Grande-Bourgade, dont la mort est à l'origine de la construction de la caserne.  .
Entrée libre. Contact au 06 63 73 66 89 ou 04 66 22 12 81.

27/03/2013

Conférence: la révolte des Tuchins (1381-1384)

Vincent Challet, maître de conférences à l'université de Montpellier, parlera de ''La révolte des Tuchins en Languedoc (1381-1384): conflits et sociabilité'' le jeudi 28 mars, à 17 heures, à l'hôel de ville, salon Racine.
La révolte des Tuchins fut l’une des plus importantes du royaume de France, et apparaît comme la première manifestation d’une conscience languedocienne face au pouvoir royal.
En 1381 débuta la plus importante révolte qu’ait connue le royaume de France, une révolte qui embrasa l’ensemble du Languedoc durant trois années et ne se termina qu’en 1384. Initiée à l’occasion de la nomination de Jean de Berry comme lieutenant du roi en Languedoc, la révolte des Tuchins, encore aujourd’hui très largement méconnue, fut capable d’unir au sein d’un même mouvement élites urbaines et masses paysannes afin de modifier les rapports de gouvernement entre le pouvoir royal et le Languedoc. Surtout, elle est la première véritable manifestation d’une conscience languedocienne à l’échelle de la province.
Entrée libre
Contact au 04 66 03 42 46

09/03/2013

Conférence: Venise et l'empire ottoman au Cinquecento

Pierre_Legrand_IMG_2492.jpgDans le cadre des conférences proposées par les AVF, ouvertes gratuitement à tout public, ''Venise et l’Empire ottoman au Cinquecento, 70 ans d’entente dans un monde en guerre'' sera animée mercredi 13 mars, à 18 heures, à la l'hôtel de ville, salon Racine, par Pierre Legrand, auteur de romans historiques aux éditions de l'Astronome.
Pierre Legrand vit depuis plusieurs années  à Uzès où il se manifeste régulièrement par des conférences aux sujets toujours très ciblés. Ingénieur chimiste, docteur ès sciences physiques, Pierre Legrand fait carrière à Bruxelles, au siège européen d'une multinationale américaine. Directeur marketing et technique, il a aussi représenté l'industrie chimique auprès de la Commission Européenne.
Passionné d’histoire et de littérature, il est doté d’un goût pour l’analyse et l’investigation scientifique, historique et bibliographique. Il a écrit avec Claude Cambier, 6 romans historiques sur le Cinquecento (XVIe siècle) de Venise: Les fortins de Venise; La signora de Limena; Le captif de Raguse; Le chancelier de San Marco; Le brûlot de Clessa; le complot de San Donato. . Il connaît fort bien la guerre qui opposa Vénitiens et Turcs, la constitution de la Ligue chrétienne victorieuse à  Lepanto, en 1571, la décadence militaire et maritime de la Sérénissime.
Il a pourtant choisi de parler de 70 ans d'entente dans un monde en guerre. Comment, en dépit de profondes différences religieuses, politiques, institutionnelles et culturelles, la volonté d’hommes exceptionnels, humanistes et tolérants, a permis de maintenir durant 7 décennies une paix paradoxale dans le contexte politique et religieux de la Renaissance.
Contact au  06 63 73 66 89 ou 04 66 22 12 81

20/02/2013

Uzès au XVIIe siècle: sur les traces de la mémoire des protestants

temple.jpgL'emplacement de l'ancien temple

C'est une mission délicate qui est confiée vendredi 22 février, à 14 h 30, à une guide conférencière de l'office de tourisme, chargée de mener une visite sur les traces des protestants à Uzès au XVIIe siècle.
La complexité de ce siècle est résumée dans ce nom : protestant. Ils étaient prédominants à Uzès lorsque l'Edit de Nantes est appliqué en 1600. Ils étaient bannis en 1685 lorsque l'édit de Nantes est aboli.

Uzès, ville protestante, qui a construit dès 1567, dans l'ancienne rue de l'Olme Saint-Julien un temple qui comprenait  une salle pareille à celle de Montpellier (d'après Thomas Platter), qui mesurait 200 canes carrées (près de 800 m²). Un temple qui a dû être rasé en quelques jours du 8 au 10 mai 1685 par les protestants eux-mêmes.

Uzès, ville protestante encore à 60 % à la fin du XVIIe siècle , avec ses quatre consuls protestants, leur prépondérance à l'hôpital, leurs deux grands cimetières. Les catholiques peu nombreux ne disposaient que de la petite église Saint-Laurent... Mais peu à peu, à partir de la paix d'Alès en 1629, ils commencent la reconquête d'Uzès avec deux consuls en 1632 et la partition du collège protestant; La reconstruction de la cathédrale s'inscrit dans cette réapparition qui devient effective à la révocation de l'Edit de Nantes. La puissance protestante est mise à bas et ne se relèvera pas.

Que reste-t-il de ce siècle huguenot  sur lequel le service animation du patrimoine et de l'architecture  harmonise de multiples manifestations dont une remarquable exposition qui se tient à la médiathèque ?
L'aura d'une ville qui a muté profondément avec la fuite en terre de refuge de nombreuses et richissimes grandes familles protestantes, d'artisans qui emportent avec eux leur savoir faire  et l'arrivée d'immigrants catholiques en provenance des hautes terres du Massif central. Il lui reste cette âme qui séduisit en 1975 Michel Hermite, architecte en chef des monuments historiques, et les souvenirs nés de ces grands immeubles qui ont accueilli les Espérandieu, Bargeton, Perrolat, Rosset, Abauzit,Vergèze d'Aubussarges, Brueys. Y sont attachés  les noms de cette intelligentsia uzétienne qui avait fui: Moïse Charras (1618-1698), le célèbre apothicaire, Firmin Abauzit (1679-1767), un des grands intellectuels européens de son temps, Pierre Coste (1668-1747)...

Il faudra attendre le 20 mars 1788 pour qu'ait lieu à Uzès le premier convoi mortuaire d'un protestant. La défunte était la mère de l'historiographe Siméon Abauzit, qui fut enterrée dans un petit jardin à la Croix des Paulmiers appelée aujourd'hui des Palmiers.  Contact au 04 66 22 68 88.

03/02/2013

Conférence: Le jeune Jean Racine découvre Uzès

La médiathèque propose, samedi 9 février à 17 heures, une conférence de Martine Peyroche d'Arnaud, l'ancienneRACINE_par_De_Troy.jpg conservatrice du musée Georges Borias,   ''Le Jeune Racine découvre Uzès''.      Raconter que Racine est venu à Uzès en 1661-62 n’a rien de très nouveau.
Voir sous un jour clérical et théologique cette escapade de dix-huit mois est nettement plus amusant. Dix-huit mois bornés par deux échecs : Racine a rejeté Port-Royal et n’a pas réussi à imposer ses vers à Paris. Il court se réfugier à Uzès dans les bras du frère de sa mère, le chanoine Antoine Sconin qui lui promet un « bénéfice ».
Mais un imbroglio de chanoines aussi épisodique que virulent le prive de cette sinécure. Il retourne à Paris.
Entre-temps et même s’il ne s’y attarde pas trop, car cela le distrairait de la poésie, il a su voir la poudrière qu’était Uzès durant ces années. L’Édit de Nantes ne tient plus qu’à un fil et la bienséance impose de marcher les lèvres closes et les yeux baissés, en compagnie de St Thomas. Tant pis pour les filles éclatantes et la beauté des nuits…
Heureusement, lui restera, pour la vie, le souvenir de cette noire chaleur qui fatigue les oliviers et endort les prés, celle qui accable Phèdre au matin de sa mort.
Contact au 04 66 03 02 03.

07/01/2013

Histoire: des travaux pour remonter le temps

racine.jpg

La balustrade en pierre de la promenade Racine, côté terrasse, menaçait de s'écrouler. Contrairement aux restaurations précédentes qui avaient été réalisées en pierre reconstituée par les maçons municipaux, c'est l'entreprise spécialisée Laithier qui est chargé des travaux. Dans un premier temps, elle a sécurisé les lieux en tombant la partie menaçant de chuter  dans le chemin Gide et en protégeant le chantier par une clôture en toile translucide qui ne manque pas d'interroger les passants.
Cette promenade Racine se situe dans le prolongement du Portalet. On y accède par  une double volée d'escaliers ornées de balustres qui, au départ, ont bien failli être en fer forgé. Elle  a été créée au début des années 1830 par la municipalité Verdier-Allut qui avait décidé de relier la promenades des Marronniers à la terrasse  de la cathédrale qui, avec l'évêché, était située  sur un éperon rocheux, totalement coupée de la ville et entourée de parcs et de jardins.
D'après les archives municipales, Jean Mignot a rassemblé quelques précieux éléments  concernant cet ensemble dominant la vallée de l'Eure.
L'idée de de relier par une terrasse la cathédrale au pavillon Racine, vestige des remparts implanté sur une ancienne tour Martine, date de 1815. On imagina de surélever le tout en construisant un mur de soutènement et en comblant avec des remblais pour rattraper le niveau du parvis de la cathédrale. La ville acheta en 1823 la partie de la promenade entre la route de Bagnols et les jardins de l'ancien évêché dont le sous préfet se réserva une part qu'il fit clore par un mur entre le côté sud du palais épiscopal et le chevet de la cathédrale. Fin décembre 1829, la mairie ferma la promenade, le soir, par une porte et des grilles réalisées par le maître serrurier François Galichon. En 1832, le pavillon Racine est acheté  et les terrassements purent débuter avec ''un atelier de charité'' qui permettait de ''procurer à la classe indigente les moyens de subvenir à son existence pendant la saison rigoureuse''.
C'est à cette époque que le Portalet fut aménagé pour établir une liaison entre l'avenue de Nîmes ouverte en 1820 et la cathédrale.

19/12/2012

Revue Archives et Patrimoine : Hors série N°3

La Commission « Archives et Patrimoine » de l’association des Amis du Musée d’Uzès vient de publier son Hors Série N°3.  Y figurent des extraits de travaux de recherche réalisés par plusieurs historiens, qui viennent éclairer certains points de l’histoire d’Uzès:
- Mireille OLMIERE, archiviste,  sous l’intitulé : « Maisons de tolérance et filles de joie à Uzès », retrace la présence de la prostitution et de ses manifestations à Uzès. 
- Fabrice CABANE, présente dans l’article sur « Uzès et les épidémies de choléra de 1832 et 1854 », un travail de recherche sur les documents d’archives réalisé avec des élèves du lycée Charles-Gide en collaboration avec les Archives Municipales   le Musée, le Jardin Médiéval et la Médiathèque. 
- Gérard BRESSIEUX, sous le titre  « Le 14 juillet 1936 à Uzès : une fête chaloupée ! », relate les événements qui se sont déroulés ce jour-là et ont opposé les tenants du Rassemblement Populaire aux édiles municipales le maire appartenait à la Ligue d'action paysanne. Après la victoire aux législatives et les premières mesures adoptées par le gouvernement Blum (accords Matignon entraînant une hausse des salaires de 7 à 15 % et généralisant les conventions collectives, la loi sur les 40 heures de travail hebdomadaires, celle sur les congés payés...), les esprits s’échauffent entre les partisans des deux camps.
- Mireille BERTHIER, dans un texte intitulé : « La fête des pois chiches à Montaren et Saint-Médiers, une idée farfelue ? », retrace l’histoire de la culture de cette légumineuse qui s’est traduit par la création d’une fête de notoriété départementale.
Cette revue est disponible au Musée Georges Borias (5 €) ou  sur le site http ://amisdumuseeduzes-archivesetpatrimoine.blogs.midilibre.com

30/11/2012

Conférence: Antoine de Crussol et les guerres de religion

L'animatrice du patrimoine et de l'architecture de la ville d'Uzès propose samedi 1er décembre, à 15 heures, à la mairie, salon Racine,  une conférence ''Antoine de Crussol et les guerres de religion'' d’I. Goossens, assistat de conservation aux archives de l’Hérault.

antoine  F.Clouet.jpgAntoine de Crussol est né à Uzès le 21 juin 1528. Il s'y maria le 10 avril 1556 avec Louise de Clermont-Tallart. qui devint l'une des favorites de Catherine de Médicis et fut très liée avec Elisabeth la reine d'Angleterre. Suite à ce mariage, le baron devint comte, puis duc en 1565. C'était la reconnaissance et la récompense  par Charels IX de ''son dévouement à la royauté et en considération de sa grande situation et du rôle important qu'il avait joué dans les affaires publiques''. Le Duché comprenait alors Uzès, Aimargues, Broussan, Remoulins, Saint-Bonnet, Vers, Collias, Congénies, Laval, Pouzilahc et Florensac. L'orateur ne manquera pas de souligner le rôle joué par le comte de Crussol lors de la deuxième guerre de Religion (1563-1565)

 « Le 11 novembre 1562, écrit I.Goossens, alors que le royaume de France s’engouffre dans les guerres de Religion, une délégation protestante se rend à Uzès pour rencontrer le seigneur de la ville : Antoine de Crussol. Les délégués, représentants des grandes villes réformées du Languedoc, proposent au comte d’Uzès de prendre leur commandement et d’organiser leur défense contre les catholiques soutenus par le pouvoir royal. D’abord réticent, celui-ci accepte dans la soirée. Deux ans et demi plus tard, en mai 1565, le roi Charles IX et sa mère Catherine de Médicis offrent à Antoine de Crussol la distinction nobiliaire suprême : le titre de duc. Ces deux événements paradoxaux révèlent toute l’ambiguïté du personnage, et la complexité des prises de position nobiliaire au temps des guerres de Religion. Comment expliquer le parcours sinueux de ce gentilhomme, à la fois serviteur dévoué de la couronne, proche de Catherine de Médicis et à la fois proche des milieux réformés et seigneur d’une ville majoritairement protestante ? Entre service du roi et ambition personnelle, entre protestantisme et catholicisme, cette conférence vous invite à comprendre le parcours politique et religieux d’un des personnages les plus illustres de la ville d’Uzès et par la même, à comprendre pourquoi Uzès est devenu un duché.  »
Entrée libre.

26/11/2012

Histoire: la rue ou la place de la Fabrarie

Suite à l'article paru dans notre édition du 4 novembre, ''A la découverte d'une place qui n'existe pas'', (la place de la Fabrarie au lieu de la  récente place du Sabotier), Mireille Olmière, archiviste municipale, a trouvé des informations dans les archives de la ville. Pour cela, elle se réfère aux divers compoix et trouve dans celui de 1516, des maisons sises ''à la place de la Fabrarie'' ; dans celui de 1555, des maisons ''à la Fabrarie'' ou encore ''à la carrière de la Fabrarie''; dans ceux de 1608 et de 1744, des maisons ''à la rue de Fabrarie''. Le terme est utilisé au moins jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.

On trouve sur un plan qui peut être daté du début du XVIIIe siècle, une rue de la Fabrerie (avec une petite nuance orthographique) située dans la zone concernée, qui apparaît comme étant une étroite impasse. Mais sur ce plan, il n'y a pas de place - même petite - dans ce secteur.

La place du Sabotier actuelle, appelée ainsi depuis 1978 (cf Maryse Cathébras auteur d'une thèse sur Uzès au XXe siècle), est née de la démolition de l'immeuble abritant l'échoppe d'un sabotier, au tout début de la restauration d'Uzès, dans les années 70.