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15.03.2010

Conférence: le site de Mardruel

mardruel.jpgCatherine Py anime le jeudi 18 mars, à 18 heures, à l'auditorium Frontin, rive gauche du Pont du Gard, une conférence sur un oppidum oublié, le Mardruel.
L'oppidum du Marduel, habitat perché d'époque gauloise, est connu depuis le début du 20 e siècle. Il a fait l'objet de fouilles archéologiques au cours des années 80.
Etabli au bord du Gardon, dominant un carrefour de trois voies et d'un gué pré-romains, l'oppidum a une longue histoire.
Fréquentée depuis la fin de l'âge du Bronze par des populations encore sédentarisées, l'agglomération est munie d'une importante fortification englobant plus de 7 ha à la fin du 6 e siècle avant notre ère.
Des maisons en pierre sont bâties alors: elles réutilisent dans leurs murs des vestiges de piliers et de sculptures parmi les plus anciennes connues en France. La cité sera alors habitée jusqu'à l'époque romaine et prendra une apparence de plus en plus urbaine illustrant, en cela, l'évolution originale de la civilisation protohistorique de la Gaule.
Au 1er siècle de notre ère, époque où l'on construit l'aqueduc et le Pont du Gard, la ville haute fortifiée est abandonnée, mais un important quartier artisanal de potiers se développe à son pied au bord du Gardon.
Cette conférence d'une heure est libre d'accès et s'adresse à tous les publics.

 Contact au 0820 903 330.

13.03.2010

Prosinat: la protection d'un environnement incomparable

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Un problème à régler. Mais comment?

L'association Prosinat pour la protection des sites naturels, présidée par Jean-Pierre Blachère, a pour objet de défendre l'environnement d'Uzès.
Ville d'art et d'histoire, Uzès est une des plus belles cités du Languedoc-Roussillon, non seulement par son centre historique préservé et restauré, mais aussi par son site superbe, entouré de vignes anciennes, de collines aux airs de Toscane et de vallées verdoyantes.

L'an dernier, le conseil général du Gard et la commune d'Uzès ont lancé un projet d'aménagement d'une voie de contournement autour d'Uzès, afin, disait-on, de désengorger le centre-ville. Ce projet s'inscrivait dans la volonté du conseil général de créer une route de liaison entre Alès et Remoulins pour permettre au trafic de transit d'éviter l'agglomération nîmoise. « Cela montre, dit Jean-Pierre Blachère, que la voie de contournement envisagée, non seulement ne résoudrait pas les problèmes de circulation à Uzès, mais encore aggraverait sensiblement les difficultés existantes par le doublement, voire le triplement du trafic de transit à Uzès. » Le projet d'une première tranche entre la Zac Mayac et le Mas de Mèze est bien avancé.

«Si l'impatience de certains Uzétiens, explique Jean-Pierre Blachère, de voir améliorer les conditions de circulation dans Uzès est compréhensible, force est de constater que la voie de contournement ne résoudrait en rien les problèmes existants pour la raison que je viens d'indiquer ; puisque, selon un comptage effectué par le conseil général, près de 70 % des personnes circulant à Uzès restent dans Uzès et n'emprunteraient donc pas cette voie de contournement ; l'aménagement d'une rocade au pied d'Uzès aurait pour seul résultat de déplacer les problèmes de circulation. » En outre, la construction d'une voie de contournement à proximité du centre-ville inquiète Prosinat car « elle aurait un effet catastrophique non seulement pour les plaines et vallées entourant Uzès, mais aussi et surtout pour la ville elle-même ». Il faut reconnaître que par nature, une voie de contournement très proche d'une ville attire des stations-service, des hangars de toutes sortes et une forêt de panneaux publicitaires.

La vallée des Seynes, la plaine de Jols et les autres plaines entourant Uzès seraient urbanisées, se dégraderaient rapidement et perdraient ce charme unique qui fait venir des visiteurs de très loin. Uzès connaîtrait alors le triste sort de nombre de ses voisines. Beaucaire, Alès et d'autres villes, jadis pittoresques, ont été défigurées par des rocades aménagées dans le souci aveugle de faciliter à tout prix la circulation routière aux mépris des conséquences irrémédiables qu'une intervention aussi brutale aurait sur l'environnement et le caractère propre de chaque ville.

 

04.03.2010

Insolite: les tours du Duché crénelées de cigognes

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Les tours du château ducal crénelées de cigognes, c'est un spectacle insolite mais somme toute habituel car Uzès semble une étape de repos pour cet oiseau migrateur qui regagne sa région d'attache, l'est de la France. Mais c'est toujours une présence qui suscite la curiosité des passants, qui voient là l'annonce de la belle saison.

Les croyances concernant les cigognes sont multiples. Les anciens leur attribuaient un don de voyance, dû à la sensibilité particulière qu'ont de nombreux animaux face à des signes avant-coureurs de séisme. Des cigognes qui volent au-dessus d'une maison annoncent une naissance. Elles sont l'emblème de la piété filiale et de la fidélité, du bonheur et de la paix. Tuer cet oiseau pacifique attirerait le malheur. Pour les enfants c'est l'histoire naturelle à leur porte.

cigogne 3.jpgIl s'agit en fait de cigognes blanches au bout des ailes noir, à la queue blanche, au bec droit et affûté, aux longues pattes rouges, qui mesurent aux alentours du mètre et pèsent de 3 à 3,5 kg.
La cigogne blanche craque, craquette, claquette, glottore, mais en général elle est silencieuse. On peut entendre quelques sons gutturaux quand elle se pose ou un sifflement quand elle est dérangée. Les sons les plus classiques ne sont pas des expressions vocales mais des claquements de bec bien rythmés, accompagnés de mouvements du cou, qui sont comme un salut entre les oiseaux ou comme une manifestation de leur excitation.

La cigogne blanche habite des zones ouvertes et dégagées de culture, les prairies humides, les plaines bordant les cours des rivières. Elle est sociable et vit près des humains, bien que parfois elle reste timide et apeurée. Elle niche sur les monuments, les clochers, les pylônes, les grands arbres. Elle hiverne en Afrique, mais certaines populations sont résidentes à l'année si la nourriture est suffisante. Elle migre souvent en groupes familiaux, mais, le reste de l'année, elle est plutôt solitaire ou en couple. Elle se nourrit en capturant des amphibiens dans les mares et les lagunes et toutes sortes d'animaux aquatiques, des insectes, marchant lentement dans des eaux peu profondes. Elle consomme également des oeufs, des petits d'animaux, des petits mammifères passant à proximité du redoutable bec.
C'est l'une des espèces européennes qui a subi un des déclins les plus raides au XX e siècle, même si au sud de son aire de répartition (France et péninsule ibérique) cette tendance semble inversée. La régression de cette espèce, qui est protégée, est liée principalement à la disparition des lieux d'alimentation et de reproduction, les collisions et les électrocutions, les pesticides et les conditions catastrophiques dans les quartiers d'hiver en Afrique.

02.03.2010

Environnement: une oasis aquatique risque de disparaître

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L'étang de la Capelle-Masmolène, situé à côté d'Uzès, en direction de Bagnols-sur-Cèze, est-il menacé de disparition ?

Suite à l'arrêt, en 2008, du plan triennal des travaux de curage des limons et à la mise en place en 2009 de Natura 2000, c'est ce que redoute l'association pour la sauvegarde de l'étang présidée par Roger Ruh. Pour Roger Ruh : « L'étang est en effet menacé de disparition car il s'ensable et se trouve envahi par les roseaux. Naguère, les limons qui se déposent régulièrement sur son fond étaient récupérés par les agriculteurs qui les épandaient sur leurs champs et qui en profitaient pour faire brûler les roseaux. »

En effet, les curages prévus par le plan triennal permettaient d'éliminer, chaque année, 11 000 m 3 de dépôts ainsi que des saulaies. Il s'agissait de réhabiliter le site sans toucher à la qualité de l'eau et à la qualité écologique des milieux aquatiques comme des zones humides. Les premiers coups de pelleteuse ont été donnés au cours de l'été 2006 au terme d'une pression constante des élus et des associations du village, qui avait donné naissance à un comité de pilotage validant un plan d'action proposé à l'origine par l'association de gestion environnementale de l'étang. Prenant en considération les suivis écologiques de l'impact des travaux, l'Etat donnait son accord et l'avenir de l'étang pouvait être sereinement envisagé.

Or, le projet Natura 2000 a comme objectif de préserver la faune et la flore méditerranéenne, dans le cas présent une espèce en voie de disparition, le triton crêté. « La commune se voit donc pénalisée, explique Roger Ruh, car les frais d'études engagés (50 000 €) pour le triennal ne bénéficieront ni à l'entretien de l'étang, ni à Natura 2000 dont l'objectif est bien différent. »

L'association pour la sauvegarde de l'étang de La Capelle-Masmolène a donc engagé deux actions pour une reprise des travaux. L'une auprès de la préfecture qui pilotait le plan triennal dont les travaux ont été partiellement subventionnés par l'État dans le cadre de l'arrêté préfectoral du 27 juin 2005, cette même préfecture pilotant aujourd'hui le programme Natura 2000 dont la première réunion a eu lieu le 17 juin 2009. L'autre auprès du maire de La Capelle-Masmolène et de son conseil municipal puisque l'arrêt du plan triennal et la mise en place de Natura 2000 n'ont fait l'objet d'aucune délibération municipale.
« L'association, argumente Roger Ruh, ne doute pas de l'intérêt de Natura 2000 pour la faune et la flore aquatiques qui restent un patrimoine environnemental. Mais l'étang est menacé à terme si les travaux de curage et d'entretien ne sont pas repris. Cette menace reste valable pour la faune et la flore qui n'auront plus d'habitat approprié. »

 Contact : Roger Ruh chemin de Gaujac La Capelle-Masmolène au 04 66 37 24 54

22.02.2010

SCoT Uzège Pont du Gard: pour l'essor maîtrisé des nouvelles énergies

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Christian Chabalier (à gauche), président du SCoT, et Claude Joly, premier vice-président.

Le développement et la promotion des énergies renouvelables sont une des orientations du Scot (Schéma de cohérence territoriale) de l'Uzège Pont du Gard.
Dès juillet 2008, son président, Christian Chabalier, conviait à une réunion d'information à Montfrin, l'ensemble des maires et des conseillers municipaux du territoire, en vue de leur présenter une note sur l'implantation des centrales photovoltaïques qui reprend l'essentiel de sa doctrine sur le sujet et rappelle que l'accompagnement du développement de la production d'énergie renouvelable est largement inscrit dans le Scot de l'Uzège Pont du Gard.
« Il s'agit,non pas,explique Ludovic Bastid, directeur du Scot, d'appliquer, systématiquement, des règles imposées mais d'avoir du bon sens et de regarder les paysages afin de les préserver. » De très nombreux éléments permettent d'apprécier la compatibilité des projets avec les dispositions contenues dans le Scot, comme la préservation des terres agricoles, le potentiel agronomique du territoire ou la préservation des co-visibilités le long des axes de circulation.

En effet, la protection des espaces agricoles ne pouvait qu'être inscrite profondément dans ce Scot rural. En effet, si ruralité rime, aujourd'hui avec calme et qualité du cadre de vie, elle a longtemps résonné comme agriculture et les paysages préservés de l'Uzège Pont du Gard gardent la trace de cette agriculture historique. L'engouement irraisonné pour le photovoltaïque au sol, spécialement en terrain agricole a ainsi pu être canalisé grâce aux orientations votées dès l'approbation du Scot de l'Uzège en février 2008 et la réflexion engagée très en amont. Les élus des communes ont ainsi pu trouver un soutien du Scot dès le début du phénomène de mode des centrales photovoltaïques au sol.

Christian Chabalier exprime sa satisfaction : « On ne peut que se féliciter que d'autres structures porteuses de documents de planification, souvent plus urbains, nous emboîtent le pas et se dotent maintenant de grilles d'évaluation et déterminent des critères de protection.» Les nouveaux tarifs d'achat de l'électricité photovoltaïque, publiés le 14 janvier dernier, vont aussi aider à crever la bulle spéculative que d'aucuns chiffraient à un coût de près de 3 milliards d'euros par an à financer via la CSPE (charge du service public de l'électricité). Cela aurait pu surenchérir la facture d'électricité des Français de 10 %.

Après la réflexion lancée depuis deux ans sur les panneaux au sol, le Scot a engagé une nouvelle consultation à destination des élus du territoire sur les projets de panneaux photovoltaïques en toiture car le danger de faire "n'importe quoi n'importe où est un nouvel enjeu". Le Scot n'est pas contre le photovoltaïque mais dans le respect des règles.
« Les tours du Duché d'Uzès et le Pont du Gard, conclut Claue Joly sont, en effet, très ensoleillés. Il faut agir aujourd'hui pour avoir des effets demain. Ne vaut-il pas mieux sortir le parapluie avant l'orage ? »

Photovoltaïque: des panneaux solaires respectueux de la loi

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Au sujet du photovoltaïque, Christian Chabalier, président du Scot Uzège Pont du Gard, est formel : « Nous n'avons pas la prétention de répondre à toutes les interrogations, mais divers textes devraient permettre d'avoir un début de réponse aux questions les plus fréquemment posées car il faudra que les projets photovoltaïques soient montés dans le respect du code de l'urbanisme et des orientations du Scot, à savoir, le respect du paysage et de la préservation du potentiel agricole du territoire. »

L'énergie solaire photovoltaïque désigne l'électricité produite par transformation d'une partie du rayonnement solaire avec une cellule photovoltaïque. Plusieurs cellules sont reliées entre elles sur un module solaire. Plusieurs modules sont regroupés pour former une installation solaire chez un particulier ou dans une centrale solaire qui alimente un réseau de distribution électrique.

Les parcs solaires d'une puissance supérieure à 4,5 MW sont soumis à autorisation électrique. Ils ne sont pas soumis à permis de construire mais doivent se conformer à la réglementa tion en vigueur sur le territoire, relatifs à l'occupation du sol.

Le Scot engage le territoire vers la maîtrise des consommations d'énergie et la promotion des énergies renouvelables. Il préconise que les documents d'urbanisme ne fassent pas obstacles, hormis pour des raisons d'intérêt général au sein des secteurs sauvegardés et des zones de protection du patrimoine architectural urbain et paysagé, à la mise en place des panneaux solaires.

Sa charte paysagère a identifié les points de vue permettant une lecture valorisante des paysages de l'Uzège Pont du Gard.
Le schéma de cohérence territoriale porte une attention particulière au maintien et à la mise en valeur des cônes de vue et des vues panoramiques remarquables.

Les projets territoriaux doivent donc repérer et mettre en scène les cônes de visibilité et les perspectives de qualité depuis les centres anciens vers le paysage naturel et agricole lors des extensions urbaines, maintenir les vues panoramiques depuis les espaces en hauteur comme depuis la plaine.

 

12.02.2010

Rappel: première journée du développement durable

Dans le cadre de la Semaine du développement durable, la Ville et le comité de promotion agricole organisent la 1re Journée du développement durable, le samedi 3 avril. A cette occasion, l'Esplanade se dote de conseillers et d'équipementiers de la maison durable et d'un marché « raisonné-bio ». Les compétences recherchées sont les spécialistes de matériaux éco-construction, des énergies renouvelables (solaire, géothermie...), des produits issus de l'agriculture biologique ou raisonnée. Le nombre de places est limité et restreint par secteur d'activité. Les futurs exposants sont invités à se faire connaître avant le lundi 8 mars.

Contact : tél. au 04 66 01 60 04. E-mail : comite-promotion-gard @gard.chambagri.fr.

28.01.2010

Attac: le comité de l'Uzège poursuit son action

poste.jpgLa délégation uzégeoise de l'Association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne, généralement connue par son acronyme "Attac", a tenu dernièrement son assemblée générale.

Le rapport d'activité et financier du comité local s'inscrit dans la continuité de l'action de l'organisation altermondialiste pour 2010. Sur le plan local, les actions ont été nombreuses : ciné-monde, rattaché à la programmation du cinéma Le Capitole, hélas, sans représentation scolaire cette année ; conférences et réunions mensuelles bien suivies ; réunion pour les élections européennes, seul débat, contradictoire organisé en Uzège, avec les représentants de cinq listes ; action contre les paradis fiscaux sur le marché au moment du G20 de Londres ; participation à la défense des services publics (La Poste, la santé, l'éducation) ; participation à l'action des comités locaux d'Attac 30 pour l'organisation du transport en régie départementale ; tenue de stands à Terrabio et à la fête de la confédération paysanne ; organisation de l'Université d'été d'Attac en soutien du comité local d'Arles ; renforcement du réseau local d'échange d'informations par internet grâce à des listes de diffusion dont l'efficacité est de plus en plus reconnue. Les actions ont largement été relayées compte tenu du nombre d'adhérents (30), des moyens financiers et de la difficulté d'organiser des réunions à Uzès.

Les rapports ont été adoptés à l'unanimité et les 14 membres du conseil d'administration reconduits pour un fonctionnement collectif qui limite le rôle du bureau à ses obligations légales.

Le débat d'orientation a été riche et animé, centré sur deux questions : d'où vient la diminution de la visibilité d'Attac ? À quoi sert Attac ?
Un consensus s'est dégagé pour attribuer cette perte de visibilité à la banalisation des thèmes originels d'Attac, repris par de nombreux mouvements, médias et partis, sans cependant se traduire par des évolutions concrètes et satisfaisantes de nos sociétés.
L'utilité d'Attac doit résider dans sa capacité d'analyse et de propositions innovantes concernant, principalement, la sphère économique. Malheureusement, le pouvoir de celle-ci s'exerce mondialement au détriment de la démocratie et de l'environnement d'où le risque, pour Attac, d'une certaine dispersion.

En 2010 les objectifs de l'ensemble de l'organisation Attac se concentrent sur les banques, le G20 et le climat.
Localement, le comité Attac Uzège portera son effort sur la lutte contre le pouvoir des banques et sur les services publics.

 

Prochain ciné-monde, vendredi 29 janvier, au Capitole « Walter, retour en résistance ». Réunion mensuelle jeudi 25 février.

23.12.2009

Sictomu: report de la collecte

La collecte des ordures du vendredi 25 décembre est reportée au samedi 26 décembre. Les agents passeront le samedi 2 janvier en remplacement de celle du 1 er janvier. Il est demandé aux habitants de Castillon-du-Gard, Fournès, La Bastide d'Engras, Saint-Hilaire d'Ozilhan, Saint-Laurent-la-Vernède et Valliguières de laisser leur bac dehors les samedis concernés.

13.12.2009

Environnement: le Goujon uzétien nettoie l'Alzon

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Les platanes de la Vallée de l'Eure, plantés au XIX e siècle, sont remarquables et délivrent une fraîcheur ombragée fort recherchée en période estivale. Les feuilles de ces beaux arbres sont, en revanche, un vrai cauchemar pour la rivière en raison d'un pourrissement trop lent.
Par conséquent, elles s'amassent sur les berges et se retrouvent au fond du cours d'eau, qu'elles colmatent peu à peu.
A la retenue des anciennes machines élévatoires des eaux, la quantité de feuilles ainsi accumulées est véritablement impressionnante, d'autant que s'y ajoutent de nombreuses branches, tombées sous les coups du mistral. L'évacuation ne se fait plus.
C'est à cet enchevêtrement végétal que se sont attaqués lundi dernier les bénévoles du Goujon Uzétien, aidés de deux gardes pêche fédéraux et de deux employés municipaux.
Après avoir ouvert les vannes du barrage pour faire baisser le niveau de l'eau, les griffes, râteaux et autres outils se sont mis en oeuvre, dans une joyeuse ambiance. Le labeur est harassant, mais il ne rebute pas ces amoureux de la rivière qui trouvent en eux mêmes et auprès de collègues comme eux passionnés les ressources pour la persévérer coûte que coûte.
Une journée complète aura été nécessaire pour sortir cette montagne de feuilles et autres débris, ainsi, hélas, que bien d'autres détritus aussi divers que variés : chariot, pneu... Il faudra encore plusieurs demi-journées pour tronçonner, brûler et tout évacuer. Cette opération doit être renouvelée chaque année. C'est à ce prix souvent méconnu des pêcheurs et des promeneurs que la Vallée de l'Eure préserve un charme incomparable. Cet entretien précède un prochain rempoissonnement, qui trouvera dans l'Alzon ainsi nettoyé, de parfaites conditions de vie et de reproduction.

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