27.12.2009
Artisanat: le dernier forgeron sur la place aux Herbes

Dimanche dernier, l'Amicale des commerçants de la vieille ville (ACVV) organisait dimanche dernier sur la place aux Herbes un marché consacré aux métiers d'art. Le froid n'a pas rebuté les visiteurs qui, tout au moins l'après midi, alors que le soleil fut une timide apparition, se pressèrent en nombre autour des étals.
L'attraction fut une nouvelle fois assurée par Ludovic Serbource, forgeron au chemin de la Flesque, où il confectionne grâce à des techniques ancestrales des ferronneries, portails, pergolas et crée même des couteaux. Le métier est en voie de disparition. Uzès comptait il y a un siècle six charrons et quatre maréchaux-ferrants, Chaque village avait le sien sous l'appellation charron forgeron qui était souvent maréchal-ferrant. Après la deuxième guerre mondiale, en 1949, subsistaient à Uzès deux charrons (Ranchon et Valentin) et deux maréchaux ferrants (Daladoire et Sabonadier).
Depuis toujours le métier de forgeron exerce un attrait important sur les autres habitants du village. A cela plusieurs raisons : tous les paysans, mais aussi la plupart des autres métiers, ont un besoin indispensable du forgeron pour l'entretien de leurs outils ; même si plupart d'entre eux essayent d'être autonome, la réparation d'un araire ou d'une roue de charrette nécessite rapidement tout l'appareillage du forgeron ; étant situé dans le village le forgeron est connu de tous ; l'hiver, son atelier réunit souvent les villageois, car c'est un des rares lieux correctement chauffé ; en cela il devient une source d'information pour les paysans qui n'habitent pas dans le village et viennent faire réparer leurs outils ou ferrer un cheval ; c'est un métier "noble", peu accessible à la majorité des villageois, car l'investissement est lourd pour fabriquer la forge et acheter l'ensemble des outils ; sa clientèle ne lui apporte pas la matière première, ce qui exclut tout conflit pour établir le prix, et moins de suspicion de vol à l'encontre du forgeron.
Le tintement des marteaux sur l'enclume, la chaleur de la forge où le classique et énorme soufflet a disparu font peu à peu partie des choses du passé.
Contact au 06 03 23 51 92.
09:04 Publié dans Artisanat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : forgeron
16.12.2009
Marché: un dimanche consacré aux métiers d'art

Pendant les fêtes de Noël, l'ACVV (amicale des commerçants de la vieille ville) organise pour la deuxième fois au cours des fêtes de fin d'année, une journée des métiers d'art et de l'artisanat, le dimanche 20 décembre, de 10 heures à 18 heures, sur la place aux Herbes.
Valérie, de l'ACVV, explique : « Tous les objets exposés seront bien entendu des créations des exposants, les critères de sélection étant la qualité, la créativité, l'originalité ; l'objectif de la manifestation est de mettre en avant les valeurs et les richesses créatives d'artisans locaux ou de la région et de faire partager leur passion. » L'éventail des techniques présentées est varié : création de vitraux, fabrication artisanale de savons et produits cosmétiques à base de lait d'ânesse frais, taille de la pierre, gravure, tourneurs sur bois, sculpture, poterie, céramique, marquetterie, bijouterie, tapisserie, tissage, couture (retouches sur place), travail du cuir, de la laine et peau lainée, ferronnerie, avec une petite forge pour des démonstrations.
Parmi la quarantaine d'exposants, l'un d'entre eux se distingue. Il s'agit de Rémy Bécard considéré comme « le passeur de lumière ».
Rémy Bécard es t verrier d'art, installé à Saint-Siffret, tout à côté d'Uzès, Maximin, depuis deux ans. Dès sa plus tendre enfance, Rémy Bécard a été baigné dans la lumière des vitraux de l'église de son village de Champagne. C'est donc tout naturellement qu'il s'est tourné vers le vitrail lorsqu'il décide d'accomplir à l'âge de 50 ans une complète reconversion professionnelle. Entre 2004 et 2007, il fréquente les ateliers Rosemay Vitrail à Beaucaire et Hymne Vitraux à Nîmes puis à son tour il crée l'atelier vitrail Passeurs de lumière en juillet 2007. Pour lui, faire du vitrail, c'est sculpter la couleur en jouant avec les formes, composer avec les structures du verre pour qu'il offre tout son éclat, tenter de dompter la lumière par le choix des teintes, créer des atmosphères évolutives au fil de la journée, tenter de percer un peu plus les secrets du verre.
« Brandir un vitrail vers les rayons du soleil, dit Rémy Bécard, c'est comme faire une sorte d'offrande à la vie. C'est un instant magique habité d'émotions. » En fait, le vitrailliste n'a pas pour autant abandonné ce qui l'a toujours animé dans ses précédentes activités : transmettre, accompagner et guider. Aujourd'hui, en parallèle des créations ou restaurations qu'il réalise, il transmet son art et sa passion à travers des actions de formation à la carte. Avec ce passionné, devenir passeur de lumière est possible par le biais des stages individuels ou en groupe qu'il propose.
Pour ceux qui souhaitent avoir leur portrait effectué par un portraitiste travaillant au crayon sanguine, ce sera également possible.
08:08 Publié dans Artisanat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marché
04.12.2009
Saint-Maximin: Angélique et les métiers d'art

Au cœur du vieux village de Saint-Maximin, dans l’ancien four à pain, prêté par la municipalité, la galerie des métiers d’art de l’association Angélique expose et vend les créations d’une vingtaine d’artisans et artistes de la région. Le savoir faire de ces créateurs qui évoluent dans des domaines aussi divers que la pierre, le bois, le verre, le bronze, la terre, les métaux précieux..., s’exprime de façon magistrale au travers d’une grande variété d’œuvres toutes uniques.
Grâce à la ténacité de membres du bureau de l’association et l’aide bénévole d’une dizaine habitants du village et des envions, cette galerie a ouvert ses portes au public dès Pâques 009. Après un réaménagement complet, elle ouvre à nouveau ses portes à l’occasion des fêtes prochaines, vendredi, samedi et dimanche, du 4 au 20 décembre, de 14 h 30 à 18 h 30, du 21 au 30, de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h 30.
08:06 Publié dans Artisanat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : angélique
07.05.2009
Découverte : une Viennoiserie pas comme les autres
Il y a tout juste un an, Yvette Doumens, présidente de l'office de tourisme, Luc Reynaud, président du comité de promotion agricole d'Uzès et le boulanger, M.Tournel, ont uni leurs efforts et leur imagination pour doter Uzès d'une spécialité à emporter et à déguster. Pour cela, ils voulaient utiliser des produits du terroir.
C'est ainsi que naquit une viennoiserie, définie par sept boulangers et un pâtissier d'Uzès membres du syndicat. Elle était réalisée avec de l'huile d'olive, de la figue et une nougatine d'amande. Elle était présentée lors de la fête de la vigne et du pain dans une forme hexagonale en bois. Le gâteau qui a reçu fort logiquement le nom de Figatine est estampillé aux armoiries de la ville et le nom des participants à sa création. Bien bombée, brillante à souhait, la Figatine donne envie de la croquer à pleines dents.
08:14 Publié dans Artisanat | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : figatine
11.04.2009
Poterie : l'infiniment petit par le Tchèque Vladimir Izbicky

Le 21e marché pascal des Potiers, organisé par l'ACVV (amicale des Commerçants de la Vieille Ville), demain et lundi de Pâques, de 9 heures à 19 heures, sur la place aux Herbes à Uzès, est marqué par la présence d'un invité d'honneur, Vladimir Izbicky.
Ce dernier est originaire de Beroun, à 30 km de Prague, la capitale de la République tchèque. Il est diplômé de l'école d'art de cette ville. Dans un premier temps, il travailla dans une agence de promotion et de publicité. Mais ce travail ne le satisfaisant il s'oriente dès 1982 vers la céramique miniature. Cette approche qui n'était au début qu'un simple hobby s'est rapidement transformée en une passion professionnelle. Qui dit passion pense à création et à qualité.
La miniaturisation, ludique ou utilitaire, d'objets à des fins éducatives, laïques ou religieuses, a une histoire remontant à la nuit des temps, comme en témoigne le contenu de tombeaux égyptiens, grecs et romains. Le philosophe grec Platon proposa même que de telles miniaturisations soient utilisées à des fins éducatives pour les garçons comme pour les filles. Les objets de maison de poupées se multiplient dès le XVII e siècle. Les minuscules ustensiles sont alors réalisés en céramique, en argent et autres métaux moins précieux. Dans toutes les reconstitutions de cuisines, salons, boutiques... qui font fureur au XIX e siècle apparaissent des objets réalisés en terre cuite.
Après la Révolution de velours, en novembre et décembre 1989, qui, avec le mur de Berlin, précipita la chute du régime communiste, Vladimir Izbicky a pu voyager un peu partout dans les pays d'Europe de l'Ouest. Il a participé à de nombreux et prestigieux marchés de céramiques comme invité car sa production miniature réalisée au tour est atypique et unique. Il visita plusieurs grands marchés de poterie, Arthur Sudau à Diessen en Bavière, Milsbeek en Hollande, et la biennale de la céramique à Andemme en Belgique. Vladimir Izbicky initia lui même aux secrets de la fabrication de poteries miniatures sa fille Jolane, diplômée elle aussi de l'école d'art de Prague et spécialisée dans les costumes de théâtre. Maintenant elle tourne et peint les plus petites cruches. La plus minuscule (2 mm de haut) est exposée au Musée des curiosités de la ville de Pelhimov en Bohème centrale.
Tous deux utilisent les techniques de décoration comme les glaçures colorées, la majolique (technique italienne de la Renaissance), la terre naturelle, l'enfumage... Depuis quatorze ans, Vladimir Izbicky et sa fille Jolane organisent le plus prestigieux et le plus grand marché de poterie de République Tchèque dans sa ville de Beroun où il invite bon nombre de céramistes étrangers.
08:26 Publié dans Artisanat | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : potier
07.03.2009
Métiers d'art: Les lauréats du concours Art et Vérité

Mick Soujol, à droite, présidente de l'association Expression d'art et vérité.
L'association Expressions d'art et vérité a réuni, à l'hôtel de ville, son jury pour désigner ses lauréats 2009 parmi la douzaine de candidats. « La qualité des présentations et des motivations, se réjouit la présidente Mick Soujol, nous ont amenés cette année à des égalités bien réjouissantes. »
Le prix Soroptimist (750 €) fut attribué à la jeune Mathilde Jamar (taille de pierre). Celui du Lions club à égalité (400 € chacun) à Thomas Capel (ferronnerie d'art) et Mathieu Vetesse (ébénisterie). L'association remettait deux prix de 600 € pour deux lauréats ex aequo : Yoan Vincent-Falquet (sculpture ornementiste) et Romain David (taille de Pierre). Un prix d'encouragement a été attribué à Adrien Courbier (sculpture sur bois) et le prix Haribo (1 000€) est revenu à Florian Pierre (ébéniste).
Rendez-vous a été pris pour la remise définitive des prix avec présentation des oeuvres dans le courant du mois de juin au musée du Bonbon. Ces oeuvres seront exposées du 1 er au 15 juillet à la médiathèque.
L'association Angélique art et vérité a été cr éée en juin 1999 par Daniel Durand en souvenir de sa fille trop tôt disparue. Depuis 2007, elle est présidée par Mick Soujol, elle aussi orpheline d'une fille, avec pour mission de poursuivre l'oeuvre entreprise : récompenser des élèves du lycée des métiers d'art Georges-Guynemer pour leur oeuvre, leur créativité, leur volonté de cheminer sur le trajet de l'art et du patrimoine. L'association a changé de nom, « Angélique devait reposer en paix , a expliqué la présidente. Aujourd'hui, à travers Expression d'art et vérité, Delphine et Angélique sont présentes par leurs initiales . Cette association, créée et pérennisée en leurs noms, poursuit leurs actions envers les jeunes artistes créatifs qu'elles aimaient, qu'elles aidaient.Le pari était de nous faire reconnaître sous un autre dénominatif. »
On peut dire que maintenant c'est réussi.
08:23 Publié dans Artisanat | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : concours
21.12.2008
Noël des Artisans créateurs

09:17 Publié dans Artisanat | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : noël
21.09.2008
Rencontre: Christine Pogu tisserande à l'ancienne

Un métier à tisser à bras au début du XVe siècle avec la reine Cyrille.
L'innovation de la journée de la laine et de la soie (organisée par l'ACVV) qui se tient aujourd'hui sur la place aux Herbes, c'est la présence de la tisserande lyonnaise Christine Pogu qui travaille à l'ancienne sur un métier à tisser à bras.
Ce dernier est constitué d'un cadre horizontal en bois sur lequel sont tendus les fils de la chaîne dans le sens de la longueur, aboutissant à l'ensouple en haut et, en bas, à la poitrinière que l'ouvrière maintient et autour de laquelle s'enroule l'étoffe. Deux pédales permettent de croiser les fils. L'ouvrière lance la navette (avant le 17e siècle, il s'agissait d'une aiguille) qui entraîne le fil de trame. Les remisses ou peignes, placés sous la poulie, empêchent les fils de s'emmêler. Ce genre de métier à tisser n'a presque pas été modifié jusqu'à Jacquard, au début du XIXe siècle.
Christine Pogu travaille aux Chères, dans le Rhône, sur un métier qui a été fabriqué par son professeur de tissage monsieur Beaufils.
« C'est un artisan que j'ai rencontré à la foire de Lyon, explique-t-elle. Il a accepté de me former. J'ai effectué un stage de trois mois, chez lui, à Craponne. Je n'ai pas hésité. Tout de suite après, je me suis inscrite comme artisan à la Chambre de Métiers. J'avais 33 ans et je réalisais enfin mon rêve de travailler avec mes mains. »Jusque-là, Christine Pagu, fille d'un père peintre plâtrier, n'avait pas choisi son parcours. Sa formation en économie sociale et familiale ne lui plaisait pas.
Heureusement, il y avait le cours d'arts plastique et un professeur qui lui a fait connaître un peintre amateur, une sorte de Facteur Cheval. Elle aurait aimé fréquenter l'Atelier des Trois Soleil, à Lyon, mais elle s'est retrouvée rapidement dans le monde du travail tout en essayant de se former, à Strasbourg, comme tapissier décorateur. Mais dans les années 80, les femmes n'étaient pas acceptées dans cette branche... Il lui faudra attendre 1986 et les cours de tissage...A ses débuts, Christine Pogu tisse comme elle a appris, le coton et le lin. Elle fabrique du linge de maison : nappes, serviettes... puis de grands carrés en laine et soie. Pourtant elle a envie d'autre chose.
Le vol de toute sa collection la veille de Noël lui fera prendre un énorme virage né devant L'enfant à la palombe de Picasso : elle brodera désormais de petits animaux sur des écharpes et, peu à peu, elle s'est mise à la peinture.
Ce travail l'inspire pour le tissage. Elle fait des recherches de couleurs, de textures. Ce qui entraîne une grande diversité dans ses fils : laine, bourrette de laine, raphia....
Elle précise : « Quand je dis que je m'inspire de la nature ou de tableaux, ce sont plutôt des ambiances évocatrices. Je ne fais pas de figuratif. Je retranscris, ou plus exactement je "retranstisse", des sensations, des atmosphères, des climats avec des matières, des couleurs... »
08:43 Publié dans Artisanat | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dimanche
09.07.2008
Label: Bénédikt Aïchelé un joaillier récompensé
Créé en 2005, le label Entreprises du patrimoine vivant est une marque du ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, mis en place pour distinguer des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence. Ces maisons se différencient par une histoire et un patrimoine parfois séculaires, des capacités d’innovation et des savoir-faire rares et pointus. L’ensemble contribue à asseoir leur notoriété dans le tissu entrepreneurial français.
Depuis 1991, avec la création de son premier atelier à Paris, Bénédikt Aïchelé a continuellement développé sa technique l’amenant à une parfaite maîtrise, s’assurant ainsi une entière liberté pour la réalisation de créations contemporaines. Son art et sa technique, associés à son imaginaire, sont aujourd’hui couronnés par ce label: ils façonnent des collections de joailleries particulièrement inspirées et originales.
Bénédikt Aïchelé est installé comme joaillier, à Uzès, rue du Dr Blanchard depuis 2005. Il crée dans cet atelier imprégné de l’histoire d’Uzès toutes sortes de bijoux en utilisant diverses matières précieuses: pierres, or, platine, argent. Finaliste Debeers en 1996, Main d’or au salon Artisan Passion, en 2003 et 2004, sa notoriété est internationale. Novateur dans la conception, rigoureux dans l’exécution, il utilise des formes simples, des courbes et des droites et privilégie l’essentiel: celui ou celle qui doit porter le bijou.
En quelques années, il crée des bijoux phares, des bijoux qui surprennent tant par leur conception que par leur réalisation, des bijoux joyeux, inventifs et qui laissent une trace. Bénédikt Aïchelé sort sa première bague cube en 1997 et il se met à rêver d’un cube en diamant. Cinq ans sont alors nécessaires pour trouver un brut de diamant de plus de 40 carats. Le rêve peut devenir réalité. Suivent alors des mois et des mois, un long voyage qui conduit cette extraordinaire pierre à user plus de meules qu’il n’en faut…, quitter Anvers, traverser Israël, subir l’embargo du Liban… pour arriver par un petit matin de février 2007 dans l’atelier uzétien de Bénédikt Aïchelé enfin taillée, cube luisant délicatement d’une lueur qui lui vient du fond de la terre. Le cube de diamant est basculé pour se mettre à rayonner sur l’anneau d’or.L’entreprise de Bénédikt Aïchelé rejoint les 8 entreprises de joaillerie labellisées à ce jour en France et devient la seule entreprise de joaillerie en Languedoc Roussillon. Ce titre valorise en particuliers l’excellence et l’exigence réclamées par la profession à laquelle il voue passion et rigueur. Il est également un appui opérationnel au développement des entreprises concernées. L’ambition du joaillier uzétien d’ouvrir son troisième point de vente à l’étranger sera légitimement portée par ce label "Entreprise du patrimoine vivant".
13:32 Publié dans Artisanat | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : joaillier
04.07.2008
Atelier vitrail: Rencontre avec un passeur de lumière

En fait, dès sa plus tendre enfance, Rémy Bécard a été baigné dans la lumière des vitraux de l’église de son village de Champagne. C’est donc tout naturellement qu’il s’est tourné vers le vitrail lorsqu’il décida d’accomplir à l’âge de 50 ans une complète reconversion professionnelle. Entre 2004 et 2007, il fréquente l’atelier Rosemay Vitrail à Beaucaire et Hymne Vitraux à Nîmes et il crée l’atelier vitrail Passeurs de lumière en juillet 2007. Pour lui, faire du vitrail, c’est sculpter la couleur en jouant avec les formes, composer avec les structures du verre pour qu’il offre tout son éclat, tenter de dompter la lumière par le choix des teintes, créer des atmosphères évolutives au fil de la journée, percer un peu plus les secrets du verre.
«Brandir un vitrail vers les rayons du soleil, dit Rémy Bécard, c’est comme faire une sorte d’offrande à la vie. C’est un instant magique habité d’émotions.»
En fait, le vitrailliste n’a pas pour autant abandonné ce qui l’a toujours animé dans ses précédentes activités: transmettre, accompagner et guider. Aujourd’hui, en parallèle des créations ou restaurations qu’il réalise, il transmet son art et sa passion à travers des actions de formation à la carte.
Ave ce passionné, devenir passeur de lumière est possible au travers des stages individuels ou en groupe qu’il propose. Par exemple, pour les dirigeants d’entreprise, il organise un stage de 35heures réparties sur 5 jours au cours desquels leur sera proposé de découvrir l’art ancestral du vitrail tout en se ressourçant physiquement et mentalement et en prenant le temps de penser à son propre engagement. Après avoir abordé la question "qu’est-ce qu’un patron aujourd’hui?",est lancée une "fabrique" de vitrail, de la conception à la fabrication, avec des journées de découverte à Gordes, Tarascon, Saint-Rémy-de-Provence. L’atelier devient un lieu de création, de fabrication et de transmission.
08:43 Publié dans Artisanat | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : verrier





