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28/06/2012

Carrière de Vallabrix: la moitié moins de camions traversera Uzès

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Le 8 mars dernier, une enquête publique était ouverte suite à la demande d'autorisation présentée par la société Fulchiron industrielle d'exploiter une carrière de sables siliceux, de quartzite et d'argile avec installations de traitement de matériaux (renouvellement et extension), sur le territoire des communes de Vallabrix, au lieu-dit « Le Brugas » et de Saint-Victor-des-Oules, aux lieux-dits « Les Combes » et « La Coste et les Terriers ».
Les associations Vitae, Sauvons nos villages, Saint-Médiers, Sorève et Uzège-Pont du Gard durable déposaient leurs remarques qui concernent essentiellement l'état de dégradation de la carrière existante qui n'est pas réhabilitée, le niveau maintenu des nuisances, le démantèlement pas prévu de l'usine à l'horizon 2032 qui marque la fin de l'autorisation d'exploiter.
Le 2 mai dernier le commissaire-enquêteur a livré son rapport qui donne un avis favorable après avoir souligné les conséquences économiques de cette exploitation. « Les carrières de Vallabrix et Saint-Victor-des-Oules constituent une richesse par leur étendue et la qualité de leurs sables. L'exploitation qui en est faite profite à des entreprises de la région clientes de Fulchiron. Le fonctionnement de la carrière permet la création d'emplois dans les villages environnant et procure un marché à différents fournisseurs et à des sous traitants. Ce sont au total plus de vingt familles qui sont concernées par ces emplois. Enfin, les communes perçoivent des loyers et des redevances de fortage. L'économie locale a tout à gagner d'une augmentation d'activité de la société Fulchiron. »
D'un dossier touffu, où les opposants marquent leur inquiétude de voir se dégrader d'un manière irréversible leur environnement et l'entreprise qui soulignent le bien-fondé de son exploitation qui passe de 250 000  à 500 000 tonnes/an, on retiendra un impact amoindri de moitié des passages des camions dans Uzès, car  une sortie de la carrière de Saint-Victor-des-Oules sera créée directement sur la route de Bagnols en direction de Pouzilhac.
Bien que contestant les conclusions du commissaire enquêteur,  Vitae, Sauvons nos villages et Uzège-Pont du Gard Durable ne se sont pas opposées à l'exploitation du gisement de sable côté Saint-Victor-des-Oules,  car « l'exploitation de l'ancienne carrière SPIR de Saint-Victor-des-Oules permettra d'éviter l'exploitation de la colline boisée du Brugas, ce qui limitera la modification de la géométrie du massif et donc l'impact paysager côté Vallabrix et une sortie sera créée côté Saint-Victor-des-Oules, à partir de laquelle les camions pourront rejoindre l'ex RN 86 sans traverser de villages ».
« Interdire à Fulchiron d'exploiter le gisement de sable côté Saint-Victor, précise Henri Simonet, président d'Uzège-Pont du Gard Durable, aurait été extrêmement contre-productif. Demander un arrêt pur et simple de la carrière n'avait aucune chance d'aboutir. De plus, les municipalités de Vallabrix et Saint-Victor-des-Oules ont une analyse convergente avec la nôtre. »

Petite histoire d'une carrière
De 1946 à 1980, un carrier exploite la colline du Brugas pour en extraire le quartz . Il abandonne le site sans réhabilitation. Conséquence : le sable s’écoule dans le cours d’eau en contrebas, le Valadas, qui se jette dans l’Alzon. La jolie rivière qui parcourt l’Uzège et alimente le bassin de la vallée de l’Eure est polluée.
En 1995, la société Fulchiron conclut un contrat avec la commune pour exploiter la carrière. Le but est double : d’un côté, la société extrait la silice, matière première intéressante pour l’industrie ; de l’autre, elle s’engage à désensabler le Valadas et à réhabiliter le site. Ce contrat reçoit l’accord tacite de la préfecture.
En 1999, les pouvoirs publics lancent une enquête publique pour accorder la concession de l’exploitation de la carrière à la société Fulchiron. Il faudra attendre deux ans, jusqu’en juillet 2001, pour que la commission des carrières se réunisse et statue sur celle de Vallabrix. A partir de cette date, l’exploitation de la carrière est encadrée par un arrêté préfectoral qui prévoit notamment un plan de réhabilitation du site.

Commentaires

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Bonjour,
Le résultat est là : ce qui a été extrêmement contreproductif, c'est l'avis favorable à l'extension de la carrière, avis donné par Henri SIMONET, président de l'association UPGD ; aucune des réserves exprimées par UPGD n'a été retenue par Anne-Rose FLORENCHIE commissaire-enquêteur !
De toute façon, l'entreprise Fulchiron n'a presque jamais respecté ses engagements ; alors, pour ce qui est des réserves émises par l'association UPGD, n'en parlons pas.
La SOREVE, de son côté, reste fermement opposée à à toute extension et intensification de l’activité de la carrière. Ces carrières ne constituent pas une richesse pour l’économie locale, mais bien plutôt une grave nuisance pour l’environnement et la qualité de vie en Uzège.
Jean-Gabriel BLANC, secrétaire SOREVE
jean-gabriel.blanc@wanadoo.fr
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Écrit par : Jean-Gabriel BLANC | 28/06/2012

Si la sortie SPIR permettra à terme d'eviter en partie Uzès, elle ne résoudra en aucun cas le problème de la traversée de Saint Quentin, qui deviendra crucial en cas d'augmentation du tonnage d'exploitation ; le trafic indiqué dans le rapport de la commissaire enquetrice sous-estime le trafic induit ainsi que les nuisances occasionnées par les camions d'un gabarit demesuré par rapport à nos routes departementales ; d'autres associations l'on dejà fait remarqué , à plusieurs reprises, en particulier l'Association Saint Quentin Environnement (voir son article dans le Republicain).
Si le préfet venait à valider la demande d''extension de la carrière , le problème de la défense des paysages, de la protection des rivières et de la sécurité sur les routes se poserait une fois de plus ; Vouloir developper le tourisme vert et le faire cohabiter avec ces nuisances est une hérésie, ou une tromperie ! j'ai vu avec effroi hier , quelques cyclistes vacanciers , manifestement peu au courant des dangers de nos routes, circuler sur la route de Saint-Ambroix,puis sur le chemin de terre sous le Mas Vieux alors qu'une noria de camions de sable les asphixiaient litteralement de poussière, sans compter le danger de la sortie sur la route de St Ambroix , au jugé ( photos à disposition)

Anaïs de Ranitz Correspondante Paysages de France

Écrit par : de ranitz | 29/06/2012

Sans être un spécialiste comme les précédents commentateurs qui travaillent avec conviction et sérieux sur ces sujets , j'analyse que si la moitié moins de camions traversera Uzès , il faut bien que cette moitié traverse ailleurs !!! On ne fait donc que déplacer les problèmes qui auront certainement des conséquences sur d'autres sites ! Ce n'est pas en envoyant la moitié des véhicules vers d'autres communes que l'on va résoudre les difficultés environnementales et écologiques ......

Écrit par : Bernard PERRIER | 30/06/2012

C'est évident, d'autant que la production double. Avant, 5 camions/jour transportent la production par Vallabrix, donc Uzès et St Quentin; le projet prévoit 18 camions/jour par Vallabrix et 72 camions/jour par la route de la SPIR de St Victor. s'ils ne passent pas à Uzès,il faudra bien qu'ils passent quelque part. Pouzillhac?

Écrit par : roux | 30/06/2012

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