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14.04.2009

Haras national : une idée originale, réintroduire le cheval en ville

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La collecte des déchets ménagers avec des voitures hippomobiles, comme au bon vieux temps, peut-elle intéresser Uzès et les villages des alentours ?

A l'initiative d'Emmanuel Pédeneau, le Haras national a invité les élus du canton à une présentation du matériel pouvant assurer ce service, en l'occurrence un "tombereau" équipé d'un vérin hydraulique et d'une réserve d'eau et tiré par un cheval. Peu d'invités avaient répondu à l'invitation. C'est dommage, car il s'avère que la remorque est modulable selon plusieurs utilisations présentées par des techniciens du conseil ingénierie des Haras nationaux, qui, dans un premier temps, se sont attachés à démontrer les avantages de cette écocollecte réintroduisant le cheval dans l'urbain, où il peut s'avérer - avec son cocher - un parfait médiateur avec la population et les touristes.

La réintroduction de l'attelage hippomobile peut être envisagée certes pour la collecte des déchets, mais également pour les arrosages des espaces verts, pour le ramassage scolaire (quelle joie pour les enfants !), pour des transports touristiques, pour le nettoyage des chemins ou des plages. A Uzès, une expérience de police équestre a été tentée mais abandonnée.

La proposition de centrer cette offre sur le canton d'Uzès est liée bien entendu à la présence du Haras et de son école d'attelage, et de nombreux professionnels ayant la compétence requise.

En France, 80 villes ont adhéré à ce projet. Les documents de presse disent leur satisfaction, faisant état de la contribution à la protection qu'apporte le cheval « en tant qu'employé municipal ». A Trouville-sur-Mer, « le cheval est plus économique, avant d'être plus écologique, plus motivant, plus valorisant pour les agents et pour l'image de la commune, que tout autre moyen de transport » .

La collecte hippomobile a bien des avantages : création d'emplois ; préservation de l'environnement au niveau pollution mais également préservation de la race équine ; création d'une valeur économique ; confortation de la notion de service public ; diminution des charges des collectivités territoriales.

Mais face à un certain scepticisme culturel, aux impératifs de sécurité publique, aux implications financières, aux habitudes, les techniciens essaient de convaincre et pour cela proposent une démarche concertée entre les collectivités, les prestataires de collecte, la population, les acteurs locaux, l'Adème, et un suivi en amont comme en aval.

Mais dans un premier temps reste à définir qui a émis le besoin de ce genre d'équipement qui doit soit faire appel à un prestataire de service qualifié, soit s'assume en interne avec l'achat d'un cheval et d'une remorque et l'embauche du personnel nécessaire.

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Commentaires

Excellente idée

Ecrit par : F de LOUME | 15.04.2009

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