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27/12/2008

Université populaire: Heinz Zerwes défend son association

 

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Tandis qu'une université populaire vient de voir le jour à Nîmes en cette fin d'année, l'Université populaire de l'Uzège a fêté son vingtième anniversaire en mai dernier. En tant que doyenne du genre dans le département, cette dernière - par la voie de son président Heinz Zerwes - n'a pas apprécié d'être oubliée dans l'article Le savoir en partage avec l'université populaire parut dans notre édition du 9 décembre dernier en pages Nîmes.

Une déception d'autant plus forte que celles de Montpellier, Arles, Avignon et Aix-en-Provence sont citées. Et que par cet oubli, l'université populaire de l'Uzège se sent assimilée à « l'université du temps ou du tiers temps faite le plus souvent pour distraire d'aimables retraités » décrite dans cet article.

M. Zerwes tient à préciser que l'université populaire a été fondée dès 1844 au Danemark par le pasteur Grundtvig, avant de se développer dans toute l'Europe. En France, où se tint un premier colloque national en 1982, elle a pris son nom actuel Association des universités populaires de France (AUPF), qui compte une centaine d'UP situées dans des villes petites ou moyennes.

Se référant à la description des universités populaires sur Wikipédia (*), le président de l'Université populaire de l'Uzège indique l'existence « d'une deuxième filière. Depuis 2002, le succès des conférences du philosophe Michel Onfray à Caen, devant un public non-universitaire, a encouragé seize autres villes françaises, dont maintenant Nîmes, à suivre son exemple. Ces dix-sept UP se retrouvent dans un réseau des UP indépendantes et alternatives. Leur façon de s'organiser est simple. Au lieu de créer une infrastructure nécessaire à l'organisation de cours, ces UP se limitent à offrir une conférence par semaine, donnée de préférence par un professeur d'université bien connu, sans inscription, sans adhésion, ouvert à toute personne intéressée. » Cette formule fait penser à la fondation des premières UP en France, en 1899, lorsque George Deherme et Gabriel Séailles, professeur à la Sorbonne, organisaient des conférences de niveau universitaire destinées aux ouvriers. Cet essai fut voué à l'échec. Le public cultivé d'aujourd'hui devrait garantir une durée plus longue à la nouvelle initiative.

« Les idéaux poursuivis par les UP alternatives correspondent à ceux de l'AUPF et des pères fondateurs du mouvement, conclut Heinz Zerwes. Chacun y contribue avec les moyens à sa disposition, l'engagement bénévole des professeurs d'université étant aussi méritoire que celui des intervenants d'une petite ville en France. » Fermez le ban.

* : Encyclopédie libre administrée par des internautes.
Adresse : http://fr.wikipedia.org.

 

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